PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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nières, pour permettre l’introduction de l’air atmosphérique par la partieinférieure, et sa sortie par la partie supérieure. Cet effet est considérable-ment augmenté, dit l’inventeur, si on fait arriver par le tuyau F un courantd’air chaud qui se distribuerait sur tout le pourtour de la colonne.
Une petite surface annulaire i est rapportée à l’intérieur de l’enveloppe,pour recevoir l’eau de condensation qui se projette sur sa paroi, et lalaisse tomber dans la rigole h, d’où elle tombe sur le sol ou dans un baquetplacé au-dessous du tuyau d'écoulement l.
Dans une notice intéressante, publiée, en 183V (1), sur le sucre de bette-rave, par M. Martin'de ltoclincourt, l’auteur rapporte des expériencesfaites sur une colonne verticale de 5 mètres de hauteur sur 0 ra 54 de dia-mètre. Il résulte de ces expériences, que cet appareil présente de grandsavantages, et peut être adopté avec sécurité pour la concentration.
MM. Derosne et Cail disent, au sujet du môme appareil, qu’en moinsd’une minute, le jus passait de la plus faible densité au point de cuite, et,si la température n’était pas diminuée, le temps pendant lequel la cuite sefaisait était le plus court possible, puisqu’il était celui de la chute verticaledu liquide.
APPAREIL DE CONCENTRATION ET DE CUITE,
DIT CÔNE DE LEMBECQ ,
Inventé par M. Paul Claes, de Belgique, et construit en France par M. Haliette , d’Arras .
Un brevet d’importation et de perfectionnement de dix ans vient d’êtredélivré, en France , à M. P. Claës, pour un nouvel appareil à feu continupropre à l’évaporation et à lu cuite des sucres (2). Comme cet appareil paraîtfaire beaucoup de bruit et intéresser, non-seulement les sucreries de bet-terave, mais encore les fabriques de sucre de canne et les raffineries,nous avons cherché à le faire connaître avec quelques détails.
Cet appareil est représenté en élévation, en plan et en coupe verticale,dans les fig. 9, 10 et 11. Il est formé de deux surfaces coniques concentri-ques À et B, laissant entre elles un espace libre, de 25 à 27 millimètres,pour l’introduction de la vapeur. Ils sont parfaitement étanchés, pour quela vapeur ne puisse en sortir autrement que par les ouvertures disposéesà cet usage.
A leur partie supérieure sont placés deux tuyaux C, contournés en formed’anneaux, et communiquant entre eux par les tubes verticaux a. Cesdeux tuyaux sont garnis chacun, sur tout leur pourtour, de 12 à 16 robi-nets b, et reçoivent le jus à évaporer, qui vient du réservoir supérieur D,pour le distribuer le plus également possible sur les surfaces des cônes.
Afin d’obliger le sirop à se diviser en lames très-minces, on établit sur
(*) Recherches sur la fabrication du sucre, par M. A.-X. Martin. Paris , iUad. Huzard. Avril 1831.
(a) Ce brevet a été demandé !e 22 juin 1843, et délivré le 3 août suivant.