PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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ment sous un rouleau de bois qui fait éclater l’enveloppe, ou bien on sesert d’un moulin également en bois, composé d’une trémie au fond delaquelle sont placés deux cylindres armés de clous sans pointes ; l’un desdeux est fixe, tandis que l’autre, par le mouvement de rotation qu’on luiimprime, force les amendes à s’engager entre les clous qui se croisent, demanière à briser l’enveloppe sans trop écraser l’amende (1).
Pour faire cette préparation , M. Hermann construit une machine qu’ilnomme Tarare-cacao. Elle est composée d’un petit cylindre en fonte d’en-viron 80 millim. de diamètre sur 270 de long ; ce cylindre est garni de che-villes en acier ou en fer trempé et renfermé dans une caisse surmontéed’une trémie dans laquelle on jette les amendes à concasser ; son arbre estprolongé au dehors de la caisse pour recevoir, d’un côté, une manivelle, etde l’autre, une poulie. Contre la face du cylindre, et dans une positionoblique, est rapportée une plaque garnie de broches semblables à celles ducylindre : elle y est retenue par deux charnières, et au moyen d’une vis onpeut régler son écartement du cylindre comme on le juge convenable ; au-dessous de celui-ci est un crible qui laisse passer les matières étrangères;vers l’extrémité inférieure de ce crible est un ventilateur qui a pour objetde chasser la poussière au dehors et qui tourne cinq fois plus vite que lecylindre.
Un homme appliqué à la manivelle de cette machine peut, en unejournée, enlever la coque et vanner en même temps dix balles de cacao;elle sert aussi à casser l’amende en petites parties, pour qu’elle soit pluspropre à être soumise à l’action des cylindres broyeurs.
On sait que pour obtenir un bon chocolat il est de toute nécessité que lesucre et le cacao, qui en sont la base, soient parfaitement broyés ; c’estainsi que le mélange de ces deux substances sera plus facile et devient unaliment doux, léger et digestif.
Dès l’année 1811 (2), M. Caillou construisait à Paris une machine propre àbroyerle cacao et le sucre età mélanger ces deux substances. Cette machine,qui a beaucoup d’analogie avec celles dont on se sert encore aujourd’hui dansles petites exploitations, se composait d’une pierre de liais sur laquelle sebroyaient les matières, et d’un rouleau suspendu à la partie inférieure d’unchâssis, soutenu vers le haut par deux volutes flexibles qui partaient de deuxfortes colonnes fixées sur le massif sur lequel repose la pierre de liais ; ausommet du châssis est une espèce de balancier qui sert de contre-poids aurouleau, de sorte que l’ouvrier qui manœuvre la machine a peu d’effort àfaire, eu égard à la pesanteur du rouleau, puisque ce dernier est équilibré.Indépendamment du grand châssis dont on vient de parler, il s’en trouveun autre plus petit ajusté sur le premier, qui, au moyen d’un ressort âpompe logé dans l’intérieur d’une petite colonne en cuivre fixée au milieu
(!) Extrait du Dictionnaire technologique, vol. v, p. 2 h\ et suivantes.(2) Bulletin delà Société d’encouragement, x« vol. 1811.