PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Nous pensons que ces appareils peuvent remplir toutes les conditions desûreté qu’il soit possible d’exiger. Les flotteurs ont cependant le désagré-ment de faire jouer les sifflets à tous les abaissements quelconques deniveau, même accidentels, parce que la soupape qui laisse pénétrer lavapeur dans l’intérieur du sifflet est liée invariablement au levier du flot-teur; comme ce dernier n’indique pas à l’extérieur à quel point en est leniveau de l’eau de la chaudière, M. Chaussenot emploie un autre flotteurà colonne spécialement destiné pour cet usage. Les derniers appareils per-fectionnés exposés par cet ingénieur, ont été bien exécutés par la maisonDerosne et Cail.
L’Exposition de cette année montre quelle importance on attache à cesappareils ; nous ne décrirons pas, quant à présent, les différents systèmesproposés, nous réservant d’en faire un article spécial prochainement.Pour le moment, nous donnons les instruments deM. Bourdon, qui sontvéritablement recommandables par l’exécution et leur bonne disposition ;ses flotteurs servent à la fois de sifflet d’alarme et d’indicateur de niveau.
DESCRIPTION DU FLOTTEUR A SIFFLETET INDICATEUR DE NIVEAU D’EAU.
La fig. 1", pl. 6, est une vue extérieure du flotteur à sifflet; la fig. 2,une coupe horizontale faite à la hauteur de la ligne 1-2 ; et la fig. 3, unecoupe verticale suivant la ligne 3-4 de la fig. 2.
La boîte triangulaire A, est en fonte ; ses faces sont garnies de nervures a ,pour qu’elles puissent résister à la pression de la vapeur ; elle est terminéeà sa partie inférieure par une bride b, pour se fixer sur la chaudière B,par cinq boulons à écrous. Sa partie supérieure est munie d’une portioncylindrique c, pour recevoir l’ajustement du sifflet; enfin, vers le milieude sa hauteur, au sommet du triangle, on a ménagé une tubulure d, aprèslaquelle s’ajuste la bride d’un tuyau qui peut être destiné au manomètreou à tout autre usage que l’on jugera plus convenable , et l’on évite ainsiune ouverture qu’on serait obligé de faire sur la chaudière.
Le flotteur G, est une pierre comme à l’ordinaire, traversée à son centrepar la tige du piston e, retenu en dessous par un écrou. Ce flotteur est sus-pendu à la tringle /, qui est accrochée à l’anneau de la chape g , fixée à l’ex-trémité du levier h. Celui-ci est fixé sur l’arbre i et traverse l’une des facesde la boîte A, pour recevoir l’aiguille D. L’ajustement de cet arbre à traversla boîte est remarquable en ce qu’il supprime totalement la boîte à étoupesdans des circonstances analogues, tout en lui conservant la mobilité dési-rable. A cet effet, on fait reposer une de ses extrémités sur une pointed’acier,;', trempée au degré convenable, dont la partie cylindrique estajustée le mieux possible dans l’épaisseur de la paroi de la boîte, et lejoint se fait par une rondelle de cuir, de feutre ou d’étoupe, que l’on serreau moyen de la plaque k , rapportée extérieurement et retenue par trois