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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
vis noyées dans son épaisseur. En serrant plus ou moins ces vis, on poussel’arbre i, de manière que sa partie conique s’applique le plus exacte-ment possible contre une surface semblable pratiquée dans l’épaisseurde la fonte. L’aiguille D, est fixée à demeure sur l'arbre i, par un écrou, etpar conséquent doit indiquer les diverses oscillations que peut faire lelevier h, et qui dépendent de celles du flotteur C. Contre la face et sur l’unedes nervures on fixe un limbe gradué E, sur lequel des divisions sont tra-cées, et la pointe de l’aiguille D, en prenant les diverses positions dulimbe, indique le degré d’élévation du niveau de l’eau dans la chaudière;on place aussi vers l’extrémité de la queue de l’aiguille, un poids cur-seur F, qui sert à mettre en équilibre le flotteur C, afin de rendre ce der-nier sensible à toutes les différences de niveau que pourrait éprouverl’eau renfermée dans la chaudière.
Du sifflet. — Si la construction du sifflet d’alarme paraît ne présenterd’abord rien de neuf dans sa construction, il a cependant quelques mo-difications qui ne sont pas sans importance, et que nous allons faire con-naître. Sa base l se taraude dans l’appendice c; elle est creusée dans salargeur pour que l’on puisse loger la petite soupape conique m , dont latige est guidée par l’écrou n. A la circonférence extérieure de celui-ci ona pratiqué trois ou quatre petits vides, comme le montre le plan fig. 17,pour laisser pénétrer la vapeur dans la partie creuse de la pièce l, au som-met de laquelle se fait l’ajustement de la soupape. La tige de cette dernièreest liée au levier A, par une petite chaîne en cuivre du système de Gall,qui est très-flexible, ayant la liberté de se prêter avec beaucoup de facilitéaux différents mouvements et dans une certaine étendue du flotteur. Cetteobservation est surtout très-importante, car s’il en était autrement, à lamoindre variation du flotteur, la soupape m s’ouvrirait et ferait agir lesifflet, sans que ce soit une raison de croire à une diminution réelle de laquantité d’eau renfermée dans la chaudière , comme nous l’avons déjà faitobserver précédemment. La tige de cette soupape est entourée d’un ressortà boudin qui tend constamment à la faire fermer ; pour cela, on le fait pres-ser à sa partie supérieure contre la soupape même, et à sa partie inférieure,contre l’écrou évidé n. Sur le siège /, se visse le socle o du sifflet qui estpercé et taraudé à cet effet; dans la partie centrale est une ouverture pluspetite qui a pour objet d’y introduire une tige, afin que l’on puisse del’extérieur faire jouer la soupape dans le cas où celle-ci adhérerait surson siège, sans qu’on ait besoin d’avoir recours à l’aiguille de l’indicateur.
La cloche inférieure p est vissée sur la pièce o, et le disque r est retenupar la douille de la cloche supérieure g, qui se visse également sur la tigede la même pièce o.
D’après ces détails on conçoit que ce flotteur à sifflet doit fonctionnertrès-facilement et pourra remplir toutes les conditions qu’il soit possibled’exiger d’un semblable instrument.
Flotteur d’alarme simple. — M. Bourdon, présumant bien que cer-