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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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cité; on pouvait les faire communiquer avec lintérieur delà cloche, quandon le jugeait convenable, au moyen dun tuyau de cuir bien corroyé avecun mélange de cire et dhuile ; un trou pratiqué au bas du baril permettaità leau de remplacer lair au fur et à mesure quil se rendait dans la cloche ;dès que lair quil contenait était évacué, à un signal donné, on remontaitle baril que lon vidait de son eau, et on le descendait pour servir au mêmeusage. Le docteur Halley sétait fait descendre dans sa cloche avec quatrehommes, à 9 ou 10 brasses de profondeur (14 m 62 à 16 m 2i), et était restéimmergé durant plus dune heure et demie sans éprouver aucun accident.Toutefois il ne fallait pas omettre la précaution , après être descendu de4 mètres environ, de sarrêter pour prendre lair de lun des barils, parceque lair était comprimé dans la cloche par la pression de leau extérieure,ce qui élevait le niveau deau dans le vase.

Le plongeur éprouve dabord un peu de douleur dans les oreilles, commesi on lui enfonçait un corps dur; peu à peu on ressent un petit souffle, onentend un léger bruit et lon se trouve soulagé ; si la cloche est près dufond de leau , il peut se livrer à ses travaux; i! y voit très clair, surtout sila mer est calme ; il peut môme correspondre avec les personnes au moyende lames de plomb sur lesquelles on écrit avec une tige dacier. Si le tempsétait brumeux, on pourrait y allumer une bougie pour avoir de la clarté.Le docteur Halley avait même disposé son appareil de telle manière, quele plongeur pouvait sécarter de lintérieur de la cloche. A cet effet, il pla-çait sur sa tête une petite cloche en plomb que lon faisait communiqueravec la grande cloche par un tuyau flexible qui débouchait à la partie supé-rieure pour venir y puiser lair.

Tant quil était à la même hauteur que la grande cloche, la densité delair y était la même ; sil venait au contraire à descendre, cette densitéaugmentait, parce que, dans ce cas, pour conserver de lair sous sa cloche,il interceptait la communication avec la grande cloche par un robinet quilavait soin de fermer, autrement leau naurait pas tardé de pénétrer danslintérieur de la cloche et laurait asphyxié. Aussitôt que lair contenu sousle bonnet de plomb était vicié, il était obligé de se relever pour se mettreau niveau avec la grande cloche et ouvrait le robinet pour le renouveler.

M. Spalding ayant eu un de ses navires naufragé, fit usage de la clochedu docteur Halley, en y apportant cependant quelques améliorations. Ilmit à lintérieur de la cloche des poulies mouflées qui communiquaient àun poids quon avait dabord échoué au fond de la mer, afin de donner auxplongeurs la faculté de séchouer sur le fond ou de se mettre à flot à vo-lonté, ce qui nétait avantageux quautant que la cloche naurait pu ren-contrer un obstacle quelconque qui pouvait la renverser. Il suspenditensuite dans lintérieur de la cloche deux vaisseaux pleins d'air atmosphé-rique au sommet desquels on avait adapté un tuyau de cuir qui portaità son extrémité un robinet que le plongeur pouvait ouvrir et fermer àvolonté, et par conséquent renouveler lui-même lair de la cloche. Ce soin,

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