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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
1° Que la vapeur est introduite sur le piston à la même tension qu’ellepossède dans le générateur, le plus directement possible sans avance, ou,au besoin, avec très-peu d’avance, au tiroir de distribution, sans divisionsdes ouvertures d’entrée, comme sans contraction ni rétrécissement de cesouvertures, et par conséquent sans détente préalable à son action sur lepiston.
2° Que l’on peut, sans changer de mécanisme, admettre la vapeur àvolonté pendant toute la course du piston et produire la détente depuis les14/100 jusqu’aux 78/100 de cette course, ou, en d’autres termes, aux 1/8,1/7, 1/6, 1/5, 1/4, 1/3, 1/2, 2/3, 3/4, etc., en introduisant exactement lemême volume de vapeur d’un côté comme de l’autre du piston et en com-pensant même la différence de surface par rapport à la section de la tige.
Ces avantages sont obtenus par un mécanisme extrêmement simple, aumoyen de deux tiroirs dont les dispositions sont telles qu’on n’a besoin nide ressorts ni de touches d’arrêt pour les maintenir ; l’un de ces tiroirs sertpour la distribution , et l’autre, appelé tiroir d’arrêt, pour intercepter lespassages ; ces deux tiroirs sont juxta-posés et mis en mouvement par deuxexcentriques indépendants l’un de l’autre, de formes semblables, mais decourses différentes. Le premier se meut dans un cadre rectangulaire etl’autre dans un cadre formé de quatre courbes dont une supérieure et troisinférieures, toutes géométriques et symétriques; ces courbes varient sui-vant trois causes caractéristiques à chaque machine, savoir : 1° l’épaisseurdu piston ; 2° la longueur de la bielle, et 3° le rayon de la manivelle. Celtedisposition présente cette particularité, que les orifices d’entrée sont com-plètement ouverts lorsque la manivelle a parcouru un angle de 37 degrés,et le piston les 7/100 de sa course, quelle que soit la détente que l’onveuille obtenir, ce qui n’a pas lieu avec des excentriques ronds qui n’ouvrentcomplètement les orifices (quand il n’y a pas d’avance), que lorsque lamanivelle a parcouru un angle de 95 degrés et le piston les 45/100 de sacourse.
Les courbes qui constituent la forme du cadre , pour l’excentrique quimène le tiroir d’arrêt, sont nécessaires pour racheter une différence deposition du piston que l’on observe par rapport à sa course dans sa marchedescendante et ascendante, lorsque l’on fait faire une révolution à la mani-velle. Cette différence est nécessairement variable suivant la longueur dela bielle ; si celle-ci pouvait se mouvoir parallèlement à elle-même, onn’aurait pas de différence dans les positions du piston pour un angle quel-conque parcouru par la manivelle, soit en montant, soit en descendant.Ainsi, dans l’appareil représenté pl. 9, et qui fonctionne dans les ateliers deM. Trésel, ces différences sonttelles que, dans le mouvement descensionnel,lorsque la manivelle a parcouru un angle de 90 degrés, le piston est aux41/100 de sa course, tandis que, dans le mouvement ascensionnel, en fai-
cHine , pour mieux faire comprendre tout le système, a été exactement construit sur les dimensionsde cclic-ci ; le Conservatoire des arts et métiers en a fait l’acquisition pour sa collection de modèles.