PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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sant parcourir le même angle à la manivelle, le piston est aux 56/100 desa course et dans des rapports analogues pour des angles différents. Ondoit concevoir qu’avec une forme quelconque d’excentriques, on ne peutpas toujours compenser cette différence avec un seul tiroir d’arrêt ni rem-plir la condition que cet excentrique ait deux génératrices en contact etdiamétralement opposées avec le cadre, quelle que soit d’ailleurs sa posi-tion dans son mouvement de rotation, parce que l’excentrique ayant unmouvement circulaire continu, ne peut donner que des mouvements alter-nativement égaux pour des points opposés.
Les conséquences des courbes sont telles qu’elles modifient la différencede surface sur l’un comme sur l’autre côté du piston par rapport à la sec-tion de la tige, ainsi qu’il est facile de le voir par le tracé de l’appareil, et,ce qui est plus intelligible encore, par le modèle de démonstration, quipermet d’observer toutes les fonctions des pièces intérieures.
On comprend sans peine que plus la vapeur arrive avec facilité sur lepiston, plus elle produit d’effet utile ; il était donc de la plus grande impor-tance, pour profiter de sa propriété expansive, de chercher à la faire arriverdans le cylindre de manière à ce qu’elle perdît le moins possible de la ten-sion qu’elle possède dans le générateur, ce qui n’a pas lieu dans la plupartdes machines, où le tiroir de distribution ne découvre les orifices qu’aveclenteur, et où le passage de la vapeur est intercepté avant que l’orificesoit complètement ouvert ; dans certaines ( et c’est peut-être le plus grandnombre ), le volume de vapeur n’est pas égal en dessus comme en dessousdu piston ; dans quelques-unes, la vapeur est obligée, par des dispositionsparticulières, de circuler à travers plusieurs ouvertures avant d’agir sur lepiston ; dans d’autres, enfin, la vapeur n’est admise que par des ouverturesplus ou moins rétrécies, sans lui donner une libre entrée. Ces dispositionsplus ou moins vicieuses font subir à la vapeur un laminage, une divisionou un allongement qui n’est autre chose qu’une détente préalable à sonaction sur le piston , ce qui, nécessairement, détruit une grande partie deson expansibilité ; par conséquent, de la vapeur que l’on aura élevée dansun générateur à 4 ou 5 atmosphères, n’arrivera plus sur le piston qu’à3 ou 4. Ce sont ces divers inconvénients que M. Trésel a cherché à fairedisparaître; et il sera beaucoup plus facile de concevoir l’appareil imaginéet construit par cet habile mécanicien, à l’aide de la description suivanteet du dessin pl. 9.
En résumé, au moyen du mécanisme bien simple que nous allons dé-crire, et pour lequel l’auteur a obtenu un brevet de 15 ans, M. Trésel réunitles avantages suivants :
1° D’admettre la vapeur à volonté pendant toute la course;
2° De pouvoir obtenir la détente à tous les points du cylindre en rap-port avec des effets utiles ;
3° D’admettre la vapeur sur le piston par une seule ouverture complète-ment ouverte aux 7/100 de sa course, quelle que soit la détente ;