PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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4° De faire arriver la vapeur dans le cylindre par le plus court chemin,sans avance au tiroir, sans déviations ni divisions, comme sans rétrécisse-ment des ouvertures, et par conséquent sans détente préalable à son actionprimitive ;
5° D’admettre le même volume de vapeur en dessus comme en dessousdu piston, et en égalisant la surface du piston par rapport à la section desa tige ;
6° De laisser échapper la vapeur après l’effet utile, avant la fin de lacourse ;
T De laisser un recouvrement suffisant aux tiroirs pour qu’une usuremême sensible ne nuise pas à la marche de la machine;
8° De pouvoir enfin remplacer avantageusement avec un seul cylindreles machines à deux cylindres du système de Woolf, en faisant remplir àla vapeur les mêmes fonctions et en les faisant marcher avec ou sans con-densation, à volonté , pour utiliser la vapeur, après l’effet mécanique, auchauffage des ateliers pendant l’hiver.
EXPLICATION DU MÉCANISME DE DÉTENTE VARIABLE,
REPRÉSENTÉ SUR LA PLANCHE 9.
La fig. 1 du dessin pl. 9 représente la coupe verticale du cylindre àvapeur (1) et de la boîte de distribution, avec les tiroirs d’admission etd’arrêt, et leur communication de mouvement.
Sur la fig. 2 du même dessin, on voit une élévation de face de ces tiroirs,de leurs tiges, de leurs excentriques et des cages.
Le tiroir de distribution A, appliqué contre la face antérieure de la boîteen fonte qui s’adapte au cylindre à vapeur, est percé des deux orifices aet ô, qui sont alternativement mis en communication avec les ouverturescorrespondantes c et d du cylindre. 11 est en outre dégagé dans le milieu,comme les tiroirs ordinaires, pour établir successivement la communica-tion de l’une ou de l’autre de ces ouvertures avec celle de sortie/.
Ce tiroir, que Ton voit bien en détail sur la fig. 3, est mis en mouvementpar un premier excentrique curviligne B, qui est renfermé dans une cageou châssis en fer C, et monté d’une manière invariable sur l’arbre ho-rizontal D ; par conséquent il marche comme dans les machines ordinaires,à l’exception toutefois qu’il fait ouvrir les lumières très-rapidement et leslaisse très-longtemps ouvertes pendant la course. On peut d’ailleurs lerégler de manière à lui donner l’avance convenable, surtout pour qu’ilouvre déjà à la sortie, lorsque le piston est à l’extrémité de la course,comme on le voit sur les détails, fig. 13 et 14.
Les deux côtés parallèles et horizontaux de la cage sont garnis à Tinté-
(1) Comme nous l’avons dit, le mécanisme représenté est celui d’une machine à vapeur à hautepression, sans condensation , construite par M. Trésel, sur le sysième à directrices et à colonnes,pour la force nominale de 10 chevaux.