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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
sont courbes, au lieu d’être droits. Ce changement qui, aux yeux de plu-sieurs personnes, semble peu de chose, est cependant de la plus grandeimportance, puisqu’il permet de remplir des conditions indispensables quene remplissent pas la plupart des autres constructions.
Nous avons cherché à rendre les effets de ce mécanisme par des tracésgéométriques, tels que ceux indiqués fig. 12 et 15, et que nous engageonstoujours à faire en grand, chaque fois que l’on voudra faire une étudequelconque de distribution et de détente. Déjà nous avons présenté destracés analogues dans la 3 e livraison du tome 3 e et dans la l re livraison dece volume, en parlant des systèmes de détente appliquée aux locomotivespar MM. Clapeyron et Stephenson ; nous pensons qu’il suffira d’ajouterpeu de chose ici pour expliquer ces nouveaux tracés.
EXPLICATION DES TRACÉS GÉOMÉTRIQUES.
Marche du tiroir de distribution. — Dans la fig. 12, nous repré-sentons la marche de la manivelle motrice et de l’excentrique qui faitmarcher le tiroir de distribution, en ayant égard à la longueur de labielle qui est environ trois fois le rayon de la manivelle. Si on imaginele piston placé à l’extrémité de sa course au point o, en marchant degauche à droite, l’arbre moteur tournant dans le sens indiqué par lesflèches, et le tiroir prêt à déboucher l’orifice d’entrée c ( fig. 13 ),qui amène la vapeur au-dessus, avec une avance à la sortie de 7 milli-mètres , l’excentrique B, ayant alors un angle d’avance par rapport à laverticale de 6 degrés ( fig. 12), on verra qu’en déterminant les posi-tions successives (É, 1', 2', 3', 4', etc., du tiroir, correspondantes à celles0, 1,2, 3, 4, 5, etc., du piston, les deux points extrêmes de l’ouverture a,traceront les deux courbes indiquées en lignes pleines sur cette fig. 12. Onpeut aisément voir par ces lignes que le tiroir de distribution ne marcheque vers les extrémités de la course du piston, en s’ouvrant même très-rapidement, et qu’il reste stationnaire, c’est-à-dire que ses orifices restenten communication avec les conduits du cylindre pendant la plus grandepartie de la course ; c’est du reste ce qui a été produit déjà avec des excen-triques analogues, construits antérieurement par plusieurs mécaniciens.Lorsque le piston est arrivé au point 12, à l’extrémité inférieure de sacourse, le tiroir de distribution est parvenu à la position indiquée fig. 14,et qui est exactement inverse à celle de la fig. 13, pour qu’il soit prêt àadmettre la vapeur dans le cylindre par l’orifice b, au-dessous du piston.
Nous avons supposé sur le dessin fig. 12 l’excentrique transporté sur lemême centre que la manivelle, comme nous avons admis que le pistonparcourt le diamètre 0-12 du cercle décrit par cette manivelle ; cette dis-position permet de suivre plus facilement d’un seul coup d’œil le mouve-ment de toutes les pièces mobiles. Or, en examinant la marche de cetexcentrique, on reconnaît que, lorsqu’il a parcouru un angle de 40 degrés