PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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cation du papier vélin ; les succès obtenus sont de notoriété : c’était en1796.
La meunerie réclamait aussi sa part de l’industrie de M. Roswag. Lestamis en crin ou en toiles de Florence sont depuis longtemps remplacéspar des tamis en toiles métalliques.
A l’exposition de 1806, M. Aug. Roswag reçoit la médaille d’argent depremière classe, à titre d’encouragement; il avait succédé à son père etgrandement perfectionné son industrie : il lui restait encore une grandeœuvre à opérer. Les fils des tréfiieries françaises étant trop grossiers, ilfallait chercher à s’affranchir du tribut qu’il était obligé de payer à l’Alle-magne pour ses fils métalliques, beaucoup plus forts et d’une qualité biensupérieure. M. Aug. Roswag, à prix d’argent et non sans danger, allaétudier à Niimberg la fabrication des fils ; il construisit une filière propre-ment dite, et un métier à tisser, dont M. Molard , alors administrateur duConservatoire des arts et métiers , avait reconnu le besoin.
Le 17 novembre 1808, M. Molard accuse réception de ces deux pièceset lui donne l’assurance qu’il saisira la première occasion pour solliciterdu gouvernement une récompense proportionnée au service qu’il avaitrendu, en enrichissant le Conservatoire du métier et de la filière; c’étaità une époque où l’empereur avait d’autres occupations. M. Roswag n’aobtenu que ses déboursés. Dès ce moment, les tréfiieries de France , en-couragées par M. Roswag, dont l’industrie se liait à la leur, ont mis àprofit ses connaissances et rivalisent aujourd’hui avec les tréfiieries étran-gères.
En 1816, la fabrication du papier sans fin, commencée parla maisonGrévenich, de Sorel, près de Dreux , n’a dû ses succès qu’aux toiles métal-liques de M. Aug. Roswag. Cette fabrication est aujourd’hui une des prin-cipales branches du commerce en France ; les toiles métalliques lui sontindispensables, et M. Roswag, par de nombreux sacrifices et des effortsréitérés, a donné une impulsion, une extension et un perfectionnementassez grands à la fabrication de ses toiles métalliques, pour affranchir laFrance du tribut des étrangers, même pour en fournir ù l’Allemagne , laSuisse, l’Italie et la Belgique , en majeure partie.
En 1819 M. A. Roswag a obtenu une autre médaille d’argent, l re classe.
1823 il a obtenu la médaille d’or.
1827 J
1834- > il a été rappelé de la même médaille d’or.
1839]
Son industrie est presque la seule à Schlestadt , et plus de 150 personnes,la plupart anciens militaires ou pères de famille, y trouvent leur existence.Elle est devenue d’une absolue nécessité à une infinité d’autres industries.Les tissus en soie, coton, ni d’aucune autre matière, ne sauraient atteindre