PILES A PAPIER
On a cru longtemps que les cylindres des piles à papier présentaient unerésistance trop forte, et surtout trop variable, pour pouvoir être comman-dés sans inconvénients par des courroies. Quelques essais, faits dans le butde substituer les courroies aux engrenages, n’auraient qu’imparfaitementréussi, parce que, dans cette circonstance, comme dans plusieurs autresanalogues, on avait perdu de vue les conditions auxquelles doivent satis-faire les courroies pour donner un service bon et sûr. — En remplissantces conditions, MM. Callon et fils ont réussi à faire marcher par courroiesles dix cylindres de la papeterie de Guise ( Aisne ), sans que, depuis plu-sieurs années que cette usine est en activité, il se soit révélé le moindreinconvénient. Aussi MM. Callon et fils ont-ils depuis appliqué avec lemême succès leur système de commande par courroies dans plusieursautres papeteries.
Les cylindres en question font environ 240 tours par minute; ils ont0 m 60 de diamètre environ , sur autant en longueur. Ils absorbent une forcequi est très-variable, suivant le degré plus ou moins avancé de l’opé-ration et suivant la nature des matières qui y sont soumises; en moyenne,elle peut être estimée à 4 chevaux, mais elle peut aller à G dans certainsmoments, et c’est sur cette limite au moins qu’il convient de compter dansle calcul de la transmission de mouvement.
On a donné aux poulies, tant fixe que folle, placées sur l’arbre du cy-lindre, près A’un mètre An diamètre; elles sont à joue d’un côté, et par-faitement tournées sur toutes leurs faces, avec un bombement dont la flècheest de 1/12 environ de la largeur de la poulie.— Les courroies sont simples,et non pas doubles; elles ont 13 à 14 cent, de largeur, et sont en cuir deparfaite qualité. Dans ces conditions, les courroies éprouvent une tensionsi modérée, malgré la force considérable qu’elles ont à transmettre, qu’elles