PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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heure au moins ; au bout de ce temps on laisse écouler l’eau, et le lavages’opère comme à l’ordinaire. Dans ce procédé on doit employer 3 kilog.de chlorure de chaux en poudre pour 100 kilog. de pâte.
2° Le second mode consiste à blanchir le défilé entre le travail des deuxpiles. Pour cela on verse la liqueur claire de chlorure de chaux dans unbaquet qui contient la quantité d’eau nécessaire pour délayer les chiffons;on y ajoute ensuite 75 à 80 kilog. de pâte égouttée pour charger la pile àraffiner. Cette bouillie, après avoir été brassée, reste en repos pendant deuxheures, pour laisser agir le chlorure ; on ne fait que la remuer de temps entemps. La pâte est ensuite soutirée par un robinet et lavée par quelquesseaux d’eau, puis portée à la pile à raffiner. Ce procédé est plus écono-mique que le premier (quoiqu’il présente un peu plus de main-d’œuvre),puisqu’il n’exige que 2 kilog. de chlorure pour 100 kilog. de défilé.
3° Enfin, le troisième procédé de blanchiment se fait entièrement dans lapile à raffiner même : pour cela on ajoute la dose de solution claire dechlorure de chaux dans la pâte délayée, on suspend, comme dans le pre-mier mode, l’écoulement du liquide contenu dans la pile, ainsi que l’arrivéede l’eau, pendant une demi-heure au moins ; on laisse ensuite le courantd’eau s’établir comme à l’ordinaire, et on lave le plus possible pendantune heure et demie au moins. Quoique ce procédé soit moins économiqueque le précédent, puisqu’il faut 2,5 kilog. de chlorure pour 100 kilog. depâte défilée, c’est cependant celui que l’on paraît préférer aujourd’hui àcause des bons résultats qu’il donne et d’une grande facilité d’exécution,puisque l’on peut ainsi faire passer immédiatement la pâle de la pile déü-leusedans celle raffineuse, sans autre main-d’œuvre que d’ouvrir les bondesqui sont placées dans le fond de la cuve.
Par ces procédés de blanchir et de triturer les chiffons, on évite l’usagepernicieux du pourrissage et l’on estime que l’on gagne 15 à 20 pour centde papier sur les anciens procédés ; toutefois il est bon de bien reconnaîtrel’état du chlorure de chaux que l’on doit employer : il faut qu’il soit par-faitement saturé, ce que l’on peut vérifier par des essais faits avec soin, àl’aide du chloromètre de M. Gay-Lussac (1).
La pâte préparée et blanchie comme nous venons de le dire, est ensuiteamenéepardes conduits semblables à ceux F, qui partent également du fonddelà cuve raffineuse, dans de grands réservoirs, où elle est continuellementmise en mouvement, au moyen d’un agitateur disposé à cet usage. Elle serend de là à la machine à papier, en passant toutefois dans un appareilrégulateur qui sert à régler la quantité de pâte qui doit s’écouler dans untemps donné, suivant les épaisseurs de papier que l’on veut obtenir, commesuivant la vitesse de la machine et en rapport avec le volume de matièrescontenues dans le réservoir.
Comme ces sortes d'appareils sont extrêmement importants aujourd’hui
(I) Annales de chimie et de physique.