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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
l’une des extrémités des mêmes axes, sont montées deux petites rouesdroites h et j, qui engrènent successivement avec un pignon droit p placéentre elles , de môme diamètre, mais denté seulement sur un quart de sacirconférence ( fïg. 12).
Ce pignon est fixé sur un troisième axe q , qui, soutenu seulement parun côté du cylindre et par la bride m , se prolonge au dehors pour êtreporté par deux autres coussinets et recevoir la poulie motrice E. Celle-ciest commandée par l’un des arbres de la machine à papier même que l’ap-pareil est destiné à alimenter, afin que son mouvement plus ou moinsrapide soit toujours proportionné à celui de cette machine ; elle est à plu-sieurs diamètres, afin que l’on puisse régler sa vitesse convenablement,suivant la nature ou la force du papier que l’on veut obtenir.
Il est aisé de concevoir, par cette simple disposition, que le pignon com-mande alternativement, pendant chacune de ses révolutions, les deuxroues h etj, et qu’il leur fait faire successivement un demi-tour, pourouvrir et fermer les soupapes e et k, qui sont montées sur leurs axes.Ainsi, si on suppose que le pignon tourne dans le sens indiqué par laflèche fig. 12, il fera tourner la roue h , et par suite ouvrir la soupape e,qui laissera introduire la pâte venant du réservoir, dans la capacité G quise remplit d’autant plus facilement que la vitesse de rotation n’est jamaistrès-considérable. Le mouvement continuant sans interruption, cette sou-pape se ferme, entraînée par la rotation de la même roue h ; aussitôt quesa demi-révolution est effectuée, le pignon p abandonne cette roue et lasoupape reste immobile; mais il reprend immédiatement la roue./, qu’ilfait mouvoir à son tour, pour, par suite, faire ouvrir la seconde soupape kqui laisse sortir alors tout le volume de pâte contenu dans la capacité G.Cette soupape ne tarde pas à se fermer, parce qu’elle est forcée d’acheversa demi-révolution avec la roue j qui est encore entraînée par le pignon p.
On voit donc qu’à chaque tour de la poulie E, la machine recevra unequantité de pâte correspondant à l’espace formé entre la base du piston etles deux soupapes ; et cela, quelle que soit la hauteur du niveau et par con-séquent la pression dans le réservoir, comme aussi quelle que soit la vitessede la machine.
Pour que l’air qui serait amené dans l’appareil avec le liquide puisses’échapper librement et ne s’oppose pas à l’introduction de la pâte dans lacapacité G, l’auteur a eu le soin de faire la tige a creuse dans toute sahauteur, et de rapporter à son sommet un tube recourbé s, qui donneissue à cet air, et au besoin à la petite quantité de liquide qui pourrait êtreentraîné avec lui. M. Bourret a un brevet d’invention pour cet intéressantappareil.
Plusieurs autres brevets ont été également pris pour des appareils propresà remplir le même objet, nous ne tarderons pas à les faire connaître.