A LAVER LES LAINES,
Inventée par SI. PI9I, Fabricant de Draps,
CONSTRUITE ET PERFECTIONNÉE
Par M. MAITEAÜ, Mécanicien à Elbcuf.
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On sait que les laines, telles que les éleveurs de troupeaux les livrent aucommerce, doivent, pour être employées à la fabrication des étoffes, êtredégraissées et lavées. La méthode de laver les laines est originaire de l’Es-pagne (1). Dans le principe, toutes les laines de mérinos nous étaient four-nies par ce pays; et comme, par le lavage, la laine diminue près de lamoitié de son poids, et que les frais de transport retombaient, en définitive,sur les propriétaires des troupeaux, ceux-ci imaginèrent des lavoirs engrand que nous imitâmes dès que le développement de la race des mérinos,importée en France , prit une importance assez grande pour nous passerde nos voisins. C’est à Paris, au milieu de la Seine , que fut construit lepremier lavoir. Le gouvernement en prit lui-même la surveillance ; il avaitvoulu qu’il fût à la fois un dépôt de laines et un établissement pour leslaver : il servait eu même temps à donner aux fabricants de draps, la faci-lité de faire des achats à mesure de leurs besoins et à procurer aux éleveursun moyen de placer leurs produits, tout en leur inspirant une grande con-fiance. C’est sans doute à cette combinaison qu’est dû le développementdes troupeaux mérinos, car, à l’imitation du grand lavoir de Paris , il s’enest formé beaucoup d’autres qui mirent partout en contact les producteursde laines et les fabricants d’étoffes.
Le lavage des laines s’effectue à froid ou à chaud ; le premier mode, quise fait sur le dos même de l’animal, ne permet d’enlever que les grossesordures, et encore cette pratique ne peut réussir que dans les races indi-gènes , dont la laine x peu serrée permet à l’eau de pénétrer dans la toison ;mais elle est peu praticable sur les vrais mérinos, dont la toison est telle—
0) Dictionnaire technologique, lom. xn,p. 179.
IV.
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