PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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comprendre dans cette catégorie la plupart des machines locomotivesdes divers constructeurs anglais et français (1);
3° Les machines à cylindres oscillants ; ces machines se distinguent entreelles, en ce que dans les unes le cylindre oscille par le milieu, telles sontcelles de MM. Gavé, Tamizier, Maudsley, Penn, etc.; ccs constructeursen établissent aujourd'hui sur de fortes dimensions (2) ; dans d’autres lecylindre oscille par le bas, telles sont celles de Farcot, Faivre (3), Fray, Le-loup, etc., et enfin il y en a dont le cylindre oscille par le haut, commecelles de E. Bourdon ;
4° Les machines rotatives ou à rotation immédiate, et qui, jusqu’à pré-sent, à l’exception peut-être de celle de M. Pecqueur, ne paraissent avoiraucun succès.
Mais, depuis 1836, on peut ajoutera ces systèmes deux nouvelles catégo-ries, qui sont également distinctes : ce sont les machines à tige oscillante,qui réunit directement le piston à la manivelle, le cylindre étant fixe ; et lamachine à cylindre rotatif, de l’invention d’un brave et honnête ouvrierfrançais , M. Romancé père (4).
11 paraît que c’est à M. Francis Humphryst que l’on doit le système de ma-chine à tige oscillante dont l’application en fut faite, en 1836, sur le paquebotle Dartjord, qui fit un voyage d’Angleterre en Amérique . Ce système a étépublié dans le bulletin de 1837 de la Société d’Encouragement, sous lenom du constructeur M. E. Hall; il consiste, comme l’indique la fig. 1 dela pl. 14, à relier la tige du piston avec celui-ci par une articulation, demanière à lui permettre d’osciller dans un tube de cuivre A (fig. 2) semi-circulaire et très-aplati, ouvert à sa partie supérieure et solidaire avec lecorps du piston, afin de monter et de descendre avec lui, en glissant dansun boîte à étoupes B, ménagée sur le couvercle du cylindre de même formeque ce tube.
Cependant il ne paraît pas que cette disposition ait été continuée, sansdoute parce que le tube occupant une partie de la surface supérieure dupiston la diminue sensiblement, et ne permet pas, par suite, que la pressionsoit la même que sur la surface inférieure, et de là résultent des irrégula-rités dans le mouvement. La maison Maudsley a depuis peu modifié cesystème, en remplaçant le tube aplati par un tuyau cylindrique fixe, et enfaisant un piston annulaire, marchant alors entre deux cylindres.
Pendant que ces essais se faisaient en Angleterre, un jeune ingénieurfrançais , M. Athanase Legendre, s’occupait de résoudre le même problème,sans se douter qu’on y songeât de l’autre côté de la Manche. Il s’était
(1) Les locomotives sont publiées dans les 2« et 3® livr. du tom. m e , et dans la 4re livr. de ce vol.
(2) M. Cavé construit en ce moment pour la marine deux appareils de 220 chevaux, à cylindresoscillants, que nous ferons connaître.
(3) La machine de M. Faivre est publiée dans la 8« livr. du tom. ire, e t celle de M. Farcot, dans la10e livr. du même vol., où nous avons en même temps parlé des autres machines analogues.
(4) Nous avons parlé de ce système véritablement curieux, dans le ne vol. ( et 2 me édit.)