PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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avec le tirant d’excentrique J, terminé par une bague circulaire en deuxparties pour embrasser la gorge de l’excentrique en fonte K, monté surl’arbre moteur L.
M. Legendre donne à la boîte de distribution M la même hauteur qu’aucylindre, et fait arriver la vapeur sous la plaque de fondation par le tuyauN ; de même la sortie de la vapeur a lieu par le tuyau coudé O, qui est encommunication avec l’orifice du milieu m. Un regard est ménagé sur lecôté et fermé par un couvercle de fonte n, pour permettre d’introduire letiroir et de le visiter au besoin.
Pompe alimentaire a double effet. — La construction de la pomped’alimentation appliquée par M. Legendre à sa machine est différente detoutes celles que nous avons publiées jusqu’ici ; elle est à double effet , c’est-à-dire que tout en aspirant l’eau d’un côté, elle la refoule de l’autre, etréciproquement. Plusieurs constructeurs ont déjà, depuis longtemps,adopté une disposition analogue pour les pompes à eau, et les résultatsen sont très-satisfaisants. Ainsi M. Moulfarine a établi à l’Imprimerieroyale, il y a peut-être bien une dizaine d’années, une pompe à doubleeffet, servant à retourner à la chaudière les eaux de condensation prove-nant d’un appareil à vapeur propre à sécher les papiers imprimés. M. Bour-don et quelques autres mécaniciens ont aussi fait cette application, quenous croyons d’autant plus convenable qu’elle permet d’augmenter le vo-lume d’eau envoyé par la pompe, sans augmenter la capacité de celle-ci,ou de la faire sensiblement plus petite qu’une pompe à simple effet, pourfournir un volume d’eau déterminé.
Le corps de pompe se compose d’un cylindre vertical P avec lequel on afait venir de fonte quatre tubulures o, o' et p, p' (fig. 9, 10 et 12), qui com-muniquent entre elles, deux à deux, par deux canaux latéraux t, t', quel’on n’a pu représenter sur le dessin (fig. 9) qu’en lignes ponctuées, maisque l’on peut voir en section horizontale, fig. 12. L’une de ces tubulures,celle inférieure o, communique aussi directement avec l’intérieur du cylin-dre par le bas, et celles 7 communique également avec sa partie supérieure.
Ce corps de pompe est boulonné sur un support à nervures Q, qui estsolidement fixé sur une pierre de taille, et fondu avec deux sièges hémi-sphériques g , r, portant les deux tubulures inférieures, et auxquelless’adaptent les deux branches du tuyau d’aspiration que l’on a mis en com-munication avec le réservoir d’eau d'alimentation. Ces deux sièges ren-ferment chacun une soupape à boulet s, comme dans la plupart des pompesalimentaires des locomotives.
De même la partie supérieure du cylindre est fermée par un couvercle R,fondu avec deux calottes hémisphériques q', r', de même forme que lessièges précédents, mais renversés pour se porter sur les tubulures o', p'.Ces calottes renferment aussi chacune une soupape à boulet s' à laquellechaque tubulure sert de base. Elles se réunissent par deux branches à unmême tuyau de sortie destiné à envoyer l’eau à la chaudière.