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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

des vis de pression sur larbre vertical de la Turbine, et dun levier de bois de chêne,armé dun quart de cercle de l m ,90 de rayon.

« La corde de travail passait sur une poulie et retombait armée de crochets defer, auxquels on suspendait la charge du frein, et dans laquelle ils ont été constam-ment comptés.

« Le même appareil a été appliqué sur les deux turbines : pour la Turbine-Four-neyron sur le second arbre vertical, et sur le premier pour la Turbine-Fontaine, àlaquelle on a laissé son second arbre à conduire.

« Pour déterminer la chute, nous avons pris le niveau damont, dans la chambredeau, afin déchapper à toute perte de chute due aux deux canaux damenée, etaux grillages inégalement longs et espacés.

« Le frein a été constamment arrosé, et les expériences ont été prolongées entemps suffisant pour que la vitesse de la Turbine fût réglée , et quil sétablit dansle bief inférieur un régime constant, déterminé rigoureusement par la pointe de ferdu repère.

« Pour faire les observations, lun de nous , une montre à la main, fixait par ungeste le commencement et la fin de lexpérience, qui durait cinq minutes, et étaitsouvent répétée, et lautre comptait à haute voix les tours de la roue, opération fa-cile dans les limites de vitesse observées. Dans les grandes vitesses, un léger obstaclefixé en saillie sur larbre, et sur lequel portait la main de lobservateur, servait àdéterminer exactement la vitesse.

« Dautres personnes présentes contrôlaient en même temps la mesure de lamontre et le nombre des tours.

« M. Fontaine avait davance constaté le bon état de sa Turbine; nous lavonscependant examinée intérieurement.

« Quant à celle de M. Fourneyron, qui, montée depuis plusieurs années, avait euson pivot renouvelé, nous lavons mise à sec et vérifiée avec les plus grands soins.Son pivot nous a paru en bon état, ainsi que les doubleaux de bois et les courbes,et sous sa charge deau, elle tournait sans effort à la main.

« Cette Turbine , arrêtée, perdait environ 15 litres deau par seconde, mais cetteperte disparaissait en marchant. La Turbine-Fontaine éprouvait aussi une perteque nous avons estimée égale à celle de M. Fourneyron, par une de ses petitesvannes dont la tige était brisée.

« Nous avons dabord déterminé la quantité deau qui passait sur le déversoir,tout étant arrêté, et qui provenait des sources du bassin d'aval, et des pertes desdeux Turbines.

« Une première observation, pendant que la Turbine-Fourneyron était complète-ment barrée en aval, nous a donné la somme des produits des sources et des pertesde la Turbine-Fontaine à 52 litres.

« Une seconde observation, répétée deux fois après lenlèvement du barrageFourneyron, nous a donné 67 litres 27 centil., pour la somme des pertes des deuxTurbines et du produit des sources. Les pertes Fourneyron sont donc de 16 litres27 centil., et en estimant à la même quantité celles de Fontaine, ce qui est bienprès de la vérité, il reste pour le produit des sources 36 litres 73 centil.

« Nous avons fait alors sur la Turbine-Fontaine une série dexpériences qui formela 2 e série du tableau général des expériences placé à la fin de ce rapport. La vannea été levée à son ouverture maximum de 0 m ,050, puis la levée a été réduite à 0 m ,035,et enfin à 0 m ,020, en variant la charge du frein, de manière à obtenir des résultats