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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

séries daubes sont entièrement séparées par une cloison ou couronne dumilieu, par conséquent elles ne peuvent avoir aucune communicationentre elles; mais si lune des séries seulement reçoit limpulsion de leau,lautre tourne en même temps entraînée par la première, puisquelles sontsolidaires, et ne forment quune seule roue.

Immédiatement au-dessus de cette turbine se trouvent aussi deux sé-ries de directrices fixes comprises également entre des couronnes ou cloi-sons cylindriques avec lesquelles elles sont fondues, de manière à ne for-mer quune seule pièce. Elles reçoivent deux rangs de vannes partielles,lesquels sont entièrement indépendants lun de lautre, de sorte quonpeut monter ou descendre les unes, pour régler les orifices qui donnententrée à leau dans la roue, sans faire bouger les autres, et réciproquement.

A cet effet, les vannes qui appartiennent au rang extérieur sont reliéespar les tiges verticales à un cercle commun en fer, et toutes celles quicomposent la série la plus petite se relient également par dautres tiges àun second cercle commun dun plus petit diamètre que le précédent. Onse rappelle que ces cercles ont pour objet de réunir toutes les tiges pourpermettre de monter ou descendre les vannes à la fois, ce qui peut sefaire avec facilité, comme nous lavons fait voir.

On conçoit maintenant que lorsque le volume deau à dépenser seraconsidérable, on ouvrira les deux séries de vannes, et cette eau pourrasécouler à la fois par tous les orifices des deux turbines, conduites partoutes les directrices ; et, au moyen de toutes les vannes, on pourra réglerla puissance proportionnellement à la résistance à vaincre en marchant àla vitesse voulue et déterminée dailleurs à lavance.

Lorsque, au contraire, le volume deau disponible sera notablementréduit, on pourra ne distribuer cette eau que sur lune des deux sériesdaubes, en prenant dailleurs celle que lon jugera le plus convenablepour produire le plus grand effet utile possible.

On voit donc que, par un tel système, on pourra faire marcher le mo-teur avec avantage, dans des circonstances très-variables, puisque, dunepart, on peut régler la dépense deau par les deux séries de vannes par-tielles â la fois, et que, dun autre côté, on peut le faire par lune de cesdeux séries, en maintenant lautre entièrement fermée. Il nest évidem-ment pas nécessaire de prouver quavec une telle disposition, on pourratoujours réaliser, dans chaque cas, des effets utiles plus considérablesquon na pu le faire avec tous les systèmes proposés ou mis à exécutionjusquici. Elle permet aussi de réunir plus davantages que deux turbinesséparées, sans en avoir les inconvénients, dêtre beaucoup moins dispen-dieuse à établir, déviter la double transmission de mouvement que cesdeux turbines exigeraient, de marcher toujours à la même vitesse, et deconserver le maximum deffet utile que lon doit obtenir.

M. Fontaine sest assuré le privilège de cette nouvelle disposition deturbine double par un brevet dinvention de quinze ans.