PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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premier qui ait rempli ces conditions, en construisant un appareil forméde trois tronçons de cylindres, garnis de toiles métalliques, mais de dia-mètres différents, tous trois sur le même axe : le premier est le plus étroit,le second est le plus large, et le troisième, vers le bout duquel arrive lapente, présente un diamètre intermédiaire à ceux des deux autres. Cettedisposition a pour but de rompre à plusieurs reprises, et sans que le tra-vail cesse d’être continu, de façon à retourner et à ouvrir la pulpe pendantqu’elle chemine.
Tamis de M. Stolz. — M. Stolz, à Paris , a aussi construit un tamis cy-lindrique, d’un mode particulier; il se compose d’un cylindre fixe, garnide toiles métalliques, facile à démonter, et d’un axe faisant mouvoir despalettes et des brosses qui agitent la fécule et nettoient continuellement letissu métallique. Une injection d’eau continuelle aide à la sortie de la fé-cule, qui se réunit dans une bêche placée au-dessous du tamis cylindrique.On peut ainsi obtenir 160 hectolitres de pommes de terre en douze heuresde travail ; pour ce nombre, il n’occupe qu’une longueur de 4 mètres.
Tamis de M. Huck. — M. Huck avait aussi exposé des appareils d’ex-traction de fécule pour lesquels le jury lui a décerné une médaille d’argent,parce qu’il a apporté à ces appareils un degré de perfectionnement quin’avait pas encore été obtenu. En effet, si ses tamis semblent à la pre-mière inspection avoir de l’analogie avec ceux de M. Stolz, ils en diffèrentcependant beaucoup, lorsqu’on les fait travailler ; car, dans les uns, commenous l’avons dit, le tamis cylindrique est fixe et les brosses ont seules unmouvement de rotation, tandis que, dans les autres, le tamis est mobile,ainsi que les brosses, et de plus elles ont un mouvement de rotation ensens inverse, et des agitateurs placés dans leur intérieur remuent con-stamment la fécule. Ce sont ces nouveaux tamis que nous avons repré-sentés sur les fig. 5 et 6 de la pl. 19.
Mais avant de décrire ce système avec détails, il est nécessaire, pourcompléter notre historique sur les appareils de tamisage, de parler de deuxautres systèmes qui ont été proposés cette année, l’un, par M. Moret,l’autre, par M. Lequesne.
Tamis de M. Moret. — Ce système, pour lequel l’auteur a obtenu unbrevet d’invention de cinq ans, au mois d’aoùt dernier, et qu’il avait de-mandé le 30 avril précédent, se compose de trois cylindres de diamètresdifférents, montés sur un même arbre a mouvement rotatif, et séparés pardeux tambours fixes de diamètres plus grands renfermant des agitateursqui délayent en remuant la fécule avec un filet d’eau. Ces cylindres sontgarnis de toiles métalliques en cuivre, et montés à vis sur des châssis enfer. Le constructeur, pour en augmenter le travail, et arrivera extrairecomplètement les petits sons, place immédiatement à côté de cet appareil,un second tamis, composé de deux cylindres mobiles, plus petits que lespremiers, garnis de toile plus fine, et séparés par un tambour fixe renfer-mant aussi des agitateurs.
Tamis de M. Lequesne. — Le tamis mécanique pour lequel M. Lequesne