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Tome quatrième.
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22.

PUBLIC.AT10X INDUSTRIELLE.

a demandé un brevet d'invention à la fin doctobre dernier, se compose de7 à 8 arbres parallèles, portant chacun aux extémités des disques ou pla-teaux en fonte de 56 centimètres de diamètre. Chacun de ces plateaux portesept lames ou palettes en fer qui, par leur disposition, se croisent sans serencontrer. Au-dessous de chaque arbre est un châssis fixe en cuivre, quiporte une toile en crin ou en laiton, et sur laquelle les lames viennent lé-gèrement frotter. Par le mouvement de rotation continu imprimé aux pla-teaux du premier arbre, ses palettes entraînent la pulpe par petites portionssuccessives, et la déposent sur le châssis qui fait immédiatement suite aupremier. Les palettes du deuxième arbre semparent à leur tour de la pulpe,lobligent à passer sur le troisième châssis, et ainsi de suite jusquau dernier,d elle quitte lappareil entièrement dégagée de sa fécule. Dans ce tamiscomme dans tous les autres la fécule est toujours séparée de la pulpe aumoyen dune certaine quantité deau. Le moyen employé par M. Lequesneconsiste à placer un tuyau latéral, et tenu à la capote ou enveloppe des pla-teaux. Sur ce tuyau sont soudés autant de robinets, terminés par un tubepercé de petits trous par lesquels leau vient tomber dans une passoire quiest elle-même percée dun grand nombre de trous, destinés à la projectionde leau sur la pulpe en même temps quelle est en contact avec les palettes.

«Une grande difficulté du tamisage mécanique, dit M. Lequesne, estdemployer une grande masse deau ; car toutes les fois que la fécule est entrop petite quantité dans les vases destinés à contenir leau et la fécule toutà la fois, il en résulte quelle est en quelque sorte tenue en suspens dansleau, et est beaucoup plus de temps à déposer quil nen faut réellement.Afin déviter cet inconvénient, jai divisé leau de la manière suivante : pourle tamis à sept châssis, par exemple, celle donnée au dernier châssis, et quicontient fort peu de fécule, est ramenée dans le troisième; celle donnéedans lavant-dernier est ramenée dans le deuxième ; et enfin, celle donnéedans le cinquième est ramenée dans le premier. Il est facile de remarquerque cette disposition met à la disposition du fabricant une abondance deauqui se réduit à peu près à moitié de son volume avant daller dans les ré-servoirs destinés à la contenir. »

Ce constructeur ajoute : « Un autre avantage de mon tamis, cest que tousles châssis sont absolument de môme dimension, que lon peut les rem-placer sans le moindre embarras dans le cas les toiles seraient encrasséeset quil faudrait les nettoyer; toutes les toiles peuvent être brossées en tra-vaillant avec la plus grande facilité. Un tamis de sept châssis peut aisémentsuffire à une râpe qui absorberait de 15 à 16 hectolitres de pomme deterre par heure. Ce tamis est commandé par une courroie et ne dépensepas la force dun cheval. »

TAMIS MÉCANIQUE DE M. HUCK,représenté planche 19 .

Fig. 5. Coupe longitudinale de tout lappareil de tamisage, faite par laxedes tamis.