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PUBLIC.AT10X INDUSTRIELLE.
a demandé un brevet d'invention à la fin d’octobre dernier, se compose de7 à 8 arbres parallèles, portant chacun aux extémités des disques ou pla-teaux en fonte de 56 centimètres de diamètre. Chacun de ces plateaux portesept lames ou palettes en fer qui, par leur disposition, se croisent sans serencontrer. Au-dessous de chaque arbre est un châssis fixe en cuivre, quiporte une toile en crin ou en laiton, et sur laquelle les lames viennent lé-gèrement frotter. Par le mouvement de rotation continu imprimé aux pla-teaux du premier arbre, ses palettes entraînent la pulpe par petites portionssuccessives, et la déposent sur le châssis qui fait immédiatement suite aupremier. Les palettes du deuxième arbre s’emparent à leur tour de la pulpe,l’obligent à passer sur le troisième châssis, et ainsi de suite jusqu’au dernier,d’où elle quitte l’appareil entièrement dégagée de sa fécule. Dans ce tamiscomme dans tous les autres la fécule est toujours séparée de la pulpe aumoyen d’une certaine quantité d’eau. Le moyen employé par M. Lequesneconsiste à placer un tuyau latéral, et tenu à la capote ou enveloppe des pla-teaux. Sur ce tuyau sont soudés autant de robinets, terminés par un tubepercé de petits trous par lesquels l’eau vient tomber dans une passoire quiest elle-même percée d’un grand nombre de trous, destinés à la projectionde l’eau sur la pulpe en même temps qu’elle est en contact avec les palettes.
«Une grande difficulté du tamisage mécanique, dit M. Lequesne, estd’employer une grande masse d’eau ; car toutes les fois que la fécule est entrop petite quantité dans les vases destinés à contenir l’eau et la fécule toutà la fois, il en résulte qu’elle est en quelque sorte tenue en suspens dansl’eau, et est beaucoup plus de temps à déposer qu’il n’en faut réellement.Afin d’éviter cet inconvénient, j’ai divisé l’eau de la manière suivante : pourle tamis à sept châssis, par exemple, celle donnée au dernier châssis, et quicontient fort peu de fécule, est ramenée dans le troisième; celle donnéedans l’avant-dernier est ramenée dans le deuxième ; et enfin, celle donnéedans le cinquième est ramenée dans le premier. Il est facile de remarquerque cette disposition met à la disposition du fabricant une abondance d’eauqui se réduit à peu près à moitié de son volume avant d’aller dans les ré-servoirs destinés à la contenir. »
Ce constructeur ajoute : « Un autre avantage de mon tamis, c’est que tousles châssis sont absolument de môme dimension, que l’on peut les rem-placer sans le moindre embarras dans le cas où les toiles seraient encrasséeset qu’il faudrait les nettoyer; toutes les toiles peuvent être brossées en tra-vaillant avec la plus grande facilité. Un tamis de sept châssis peut aisémentsuffire à une râpe qui absorberait de 15 à 16 hectolitres de pomme deterre par heure. Ce tamis est commandé par une courroie et ne dépensepas la force d’un cheval. »
TAMIS MÉCANIQUE DE M. HUCK,représenté planche 19 .
Fig. 5. Coupe longitudinale de tout l’appareil de tamisage, faite par l’axedes tamis.