PUBLICATION INDUSTRIELLE. 225
Fig. 6. Vue par bout, du côté des poulies motrices placées en tête de lamachine.
Cet appareil consiste en deux tamis cylindriques, l’un MM' appelé tamisd’extraction, et formé lui-même de deux parties séparées par le tam-bour N ; l’autre N', dit tamis à repasser. Le premier compartiment M',reçoit par la trémie V la pulpe qui est amenée de la râpe par la chaîne àgodet représentée pl. 20, et en même temps un petit filet d’eau qui y ar-rive constamment par le tube recourbé v. Ce cylindre se compose de deuxcroisillons en fonte m et n (dont un est détaillé fig. 7), et sur lesquels sontajustées les tringles en bois /;, assemblées préalablement avec les cerclesen deux parties/, que l’on réunit au moyen de brides et de clavettes (voy.fig. 5-6, pl. 19 et fig. 15 pl. 20). On garnit l’intérieur de cette espèce decarcasse d’une toile métallique à travers laquelle peut passer la fécule laplus fine.
Le second cylindre M 2 est exactement formé de même, seulement il estd’un diamètre plus grand, pour recevoir la pulpe qui n’est pas encore dé-chargée complètement de sa fécule, et qui a parcouru toute la longueurdu premier cylindre, plus la largeur du tambour N. Il est fixé par des vissur les bords des deux croisillons de fonte m ' et n ', dont un est représentéen détails fig. 8. Il est également garni d’une toile en fil de cuivre, d’unnuméro semblable ou légèrement ditférent du précédent. 11 reçoit aussiun filet d’eau continuel par le tuyau coudé y.
Les croisillons de ces deux cylindres sont libres, c’est-à-dire ajustés àfrottement doux sur l’arbre en fer O, qui les traverse dans toute leur lon-gueur, afin de ne pas être entraînés dans la rotation de celui-ci. Le tam-bour N, qui est formé par les deux grands croisillons n et et par uneenveloppe cylindrique en cuivre mince, est également indépendant de cetarbre. Des boulons s maintiennent l’écartement de ses deux bases op-posées, et servent en même temps à mieux diviser la pulpe.
A l’intérieur de ces tamis sont placés des agitateurs p et des brossesdroites q ( dont la figure 9 donne un détail), afin de remuer constammentla pulpe, et faciliter le passage de la fécule à travers la toile métallique ;formés par de simples tiges en fer, ils sont réunis sur des manchons enfonte à trois branches o, ajustés et fixés sur l’arbre moteur O, qui, à l’unede ses extrémités, porte les deux poulies S S'. Pour remédier à l’usure desbrosses, et régler leur rapprochement de la surface intérieure des cylindres,les bras qui les portent sont ajustés à coulisse et fixés par des vis de pres-sion r. Dans l’intérieur du tambour N, est aussi un agitateur à trois bran-ches p', (fig. 10), réuni à l’arbre par un manchon de foute.
Pendant que s’effectue la rotation des brosses et des agitateurs, les filetsd’eau qui arrivent d’un réservoir commun par les tubes v et y, se répandentdans les tamis par les tuyaux T et U. Le premier est cylindrique et estsolidaire avec les moyeux des agitateurs ; un bout t, qui en forme le pro-longement et qui porte la calotte «, fait corps avec le croisillon m. Une
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IV.