Band 
Tome quatrième.
Seite
226
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

226

grande partie de leau qui est amenée par le tube v, se répand donc dansl'intérieur du tamis et le traverse avec la fécule; une autre partie est con-duite par le tuyau T dans le tambour, afin dy accompagner la pulpe. Lesecond tuyau U est conique, pour lui donner de la pente en sens contrairede linclinaison du cylindre, dans lequel il est renfermé; à sa base la plusgrande il est percé de trous, afin de répandre leau par très-faibles quan-tités à la fois, Son mouvement dépend de celui des agitateurs, parce quilestporté par les moyeux de ceux-ci (fig. 5 ). Le prolongement w fait par-tie du croisillon m, et porte la calotte x et un pignon droit d', par lequelil reçoit son mouvement de rotation pour le communiquer à tout le tamis.

Toute la fécule et leau qui ont traversé les toiles métalliques des deuxcylindres sécoulent sur lauge inclinée W, qui les conduit dans le tamisarepasser N', lequel est aussi formé dun cylindre métallique dont la toileest beaucoup plus serrée que dans les précédentes, pour extraire les petitssons que la fécule peut contenir. Ce tamis, composé comme les précédents,est monté sur deux croisillons en fonte a' et b', que montrent les détailsfig. 11 et 12; ces croisillons sont fixes sur larbre A, qui porte à une extré-mité les deux poulies C' et D', et à lautre bout le pignon c', avec lequelengrène celui d f , pour transmettre a celui-ci un mouvement de rotationen sens contraire de celui qui lui est imprimé.

Les deux arbres O et A' sont mobiles dans des coussinets rapportés auxchâssis de fonte P, Q et B ', qui composent tout le bâtis de lappareil, et seboulonnent sur des dés en pierre. Linclinaison qui est donnée à ces arbreset, par suite, aux tamis, pour faciliter lécoulement de la pulpe et de lafécule, est de 0 m 16 sur la longueur entière, ce qui correspond à environO 1 045 par mètre. Les châssis de fonte sont réunis entre eux par des entre-toises en fer forgé e qui en maintiennent lécartement.

Travail des tamis. Par la disposition que M. Huck a donnée à cetappareil de tamisage, on voit que les brosses et les agitateurs ont un mou-vement de rotation continu, qui est justement en sens contraire de celui destamis dextraction et du tambour qui les sépare. Leur vitesse nest généra-lement pas de plus de 25 révolutions par minute ; mais, par cela mêmeque la rotation est opposée, on peut dire que ces tamis peuvent faire au-tant de travail que sils présentaient une surface double de celle quils ont,avec une vitesse semblable, si les agitateurs tournaient dans le même sens.Ce mouvement inverse est très-convenable, en ce quil permet de remueret de retourner la pulpe constamment, et dopérer, par conséquent, unedivision extrêmement grande, ce qui est de première nécessité pour pou-voir en extraire le plus possible toute la fécule quelle contient. Le tam-bour N vient encore augmenter cette division, en interrompant le mouve-ment de toute la masse. Les brosses et les agitateurs, en exerçant leuraction conjointement avec leau, forcent la fécule à passer, avec celle-ci,à travers la toile métallique, pour se rendre de nouveau, conduites parlauge W, dans le tamis à repasser N r , qui produit exactement leffet dune