PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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grande partie de l’eau qui est amenée par le tube v, se répand donc dansl'intérieur du tamis et le traverse avec la fécule; une autre partie est con-duite par le tuyau T dans le tambour, afin d’y accompagner la pulpe. Lesecond tuyau U est conique, pour lui donner de la pente en sens contrairede l’inclinaison du cylindre, dans lequel il est renfermé; à sa base la plusgrande il est percé de trous, afin de répandre l’eau par très-faibles quan-tités à la fois, Son mouvement dépend de celui des agitateurs, parce qu’ilestporté par les moyeux de ceux-ci (fig. 5 ). Le prolongement w fait par-tie du croisillon m, et porte la calotte x et un pignon droit d', par lequelil reçoit son mouvement de rotation pour le communiquer à tout le tamis.
Toute la fécule et l’eau qui ont traversé les toiles métalliques des deuxcylindres s’écoulent sur l’auge inclinée W, qui les conduit dans le tamisarepasser N', lequel est aussi formé d’un cylindre métallique dont la toileest beaucoup plus serrée que dans les précédentes, pour extraire les petitssons que la fécule peut contenir. Ce tamis, composé comme les précédents,est monté sur deux croisillons en fonte a' et b', que montrent les détailsfig. 11 et 12; ces croisillons sont fixes sur l’arbre A, qui porte à une extré-mité les deux poulies C' et D', et à l’autre bout le pignon c', avec lequelengrène celui d f , pour transmettre a celui-ci un mouvement de rotationen sens contraire de celui qui lui est imprimé.
Les deux arbres O et A' sont mobiles dans des coussinets rapportés auxchâssis de fonte P, Q et B ', qui composent tout le bâtis de l’appareil, et seboulonnent sur des dés en pierre. L’inclinaison qui est donnée à ces arbreset, par suite, aux tamis, pour faciliter l’écoulement de la pulpe et de lafécule, est de 0 m 16 sur la longueur entière, ce qui correspond à environO” 1 045 par mètre. Les châssis de fonte sont réunis entre eux par des entre-toises en fer forgé e qui en maintiennent l’écartement.
Travail des tamis. — Par la disposition que M. Huck a donnée à cetappareil de tamisage, on voit que les brosses et les agitateurs ont un mou-vement de rotation continu, qui est justement en sens contraire de celui destamis d’extraction et du tambour qui les sépare. Leur vitesse n’est généra-lement pas de plus de 25 révolutions par minute ; mais, par cela mêmeque la rotation est opposée, on peut dire que ces tamis peuvent faire au-tant de travail que s’ils présentaient une surface double de celle qu’ils ont,avec une vitesse semblable, si les agitateurs tournaient dans le même sens.Ce mouvement inverse est très-convenable, en ce qu’il permet de remueret de retourner la pulpe constamment, et d’opérer, par conséquent, unedivision extrêmement grande, ce qui est de première nécessité pour pou-voir en extraire le plus possible toute la fécule qu’elle contient. Le tam-bour N vient encore augmenter cette division, en interrompant le mouve-ment de toute la masse. Les brosses et les agitateurs, en exerçant leuraction conjointement avec l’eau, forcent la fécule à passer, avec celle-ci,à travers la toile métallique, pour se rendre de nouveau, conduites parl’auge W, dans le tamis à repasser N r , qui produit exactement l’effet d’une