PUBLICATION INDUSTRIELLE.
bluterie à farine. Ce tamis a pour but de séparer les petits sons qui setrouvent avec la fécule, et qui sont amenés à son extrémité, tandis quecelle-ci se rend, avec l’eau qu’elle contient, dans des cuves de dépôt quel’on transvase ensuite dans des tonneaux, comme on peut le voir plus loin.
RENSEIGNEMENTS SUR LES FÉCULERIES
COMMUNIQUÉS PAR M. HUCK, A M. ARMENGAUD AÎNÉ.
Rendement de la pomme de tebbe. — Ce rendement varie de 16 à 18 p. 0/0
de fécule sèche : en Alsace , M. H.a obtenu jusqu’à 21. Elle est d’autant plus
riche que la terre est légère ou sablonneuse. Suivant M. Dumas, les pommes deterre renferment 15 à 22 p. 0/0 de fécule sèche, et seulement 3 p. 0/0 au plus detissu cellulaire; le reste se compose d’eau et de quelques sels particuliers. La féculela plus sèche du commerce, d’après M. Dubrunfaut, contient encore 20 p. 0/0 d’eau.La fécule sèche vaut moyennement 24 fr. les 100 kilog.; elle s’est élevée, il y a deuxans, à 42 fr., cette année à 32 fr.; on estime que l’année prochaine elle baissera jus-qu’à 22 fr. et même à 20 fr., en raison de l’abondance des récoltes.
Travail de l’dsine. Extraction. — Un ou deux porteurs amènent la pommede terre des silos dans des hottes, et la versent dans la trémie du laveur (1); on enmet souvent deux à la suite l’une de l’autre (quand le sol où la pomme de terre apoussé est argileux). — Le cylindre, qui a une pente très-faible et qui trempe dansl’eau, amène lentement la pomme de terre à son autre extrémité, tout en la barbot-tant dans son mouvement de rotation ; elle se trouve élevée et retombe constammentdans la partie inférieure. Arrivée à l’extrémité, la portion de vis qui s’y trouve enenlève une portion à chaque tour du cylindre et la jette hors du coffre sur la trémiede la râpe.
Cette trémie est garnie dans son fond d’une grille pour permettre à l’eau que lapomme de terre amène avec elle de s’égoutter; une femme ou un enfant ( l’engre-neur) fait tomber la pomme de terre dans la râpe à mesure que le laveur la luiverse, en l’attirant avec un crochet. Au dessus est un filet d’eau qui coule constammentsur le cylindre , le lave et rend la pulpe suffisamment liquide pour s’écouler d’elle-même par le conduit qui communique avec le coffre de la chaîne à godets. — Cettechaîne s’élève assez haut pour porter la pulpe mélangée d’eau au tamis d’ex-traction.
L’eau chargée de fécule, sortant des tamis, s’écoule par des conduits en bois dansdes cuves de dépôt destinées à la recevoir. Pour que le travail n’éprouve pas d’in-terruption, il faut que ces cuves soient assez multipliées afin de contenir le produitde 4 heures, temps nécessaire pour le parfait dépôt de la fécule; alors on siphonsla première remplie, et ainsi de proche en proche. La série des cuves se renouvelle decette sorte trois fois dans une journée.
La dernière tournée achevée, on laisse déposer toute la nuit et le lendemain ma-tin; deux heures avant de commencer le travail, deux ouvriers viennent mettre le
(0 Chez M. Bailly on emploie un élévateur.