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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
sont plus difficiles à percer que les tôles puddlées, et que, d’un autre côté,il faut d’autant plus de force à employer pour cette opération , qu’il y amoins de différence entre le diamètre du poinçon et celui de l’ouverture dela matrice. Il y a donc avantage pour le constructeur à faire des trousconiques.
M. Lemaître tire bien parti de cette considération, et il peut le faire avecassurance, par son procédé pour obtenir des rivures d’une solidité extrême ;il place, à cet effet, les deux feuilles de tôle qu’il veut assembler, de ma-nière que les surfaces qui portent l’entrée des trous (la plus petite) sesuperposent, et qu’au contraire, les surfaces opposées, dont les ouverturessont plus larges, soient extérieures (fig. 14), il obtient ainsi, lorsqu’il chasseles rivets, une espèce d’assemblage à queue d’hyronde, comme le montre ledétail, fig. 18. Il est évident que par la forte pression qui a lieu, et par celamême que les tôles sont maintenues très-serrées, la tige du rivet se refoulesur elle-même et remplit parfaitement tout le vide ; on conçoit dès lorscombien un tel assemblage peut présenter de sécurité. On peut même, decette sorte, arriver à réduire considérablement les têtes de rivet, si on neles supprimait presque complètement; ce que nous aurions été bien aisede pouvoir vérifier; il y aurait à la fois économie de matière et de main-d’œuvre. M. Lemaître nous a montré quelques chaudières et bouilleursconstruits avec cette disposition, et dont les têtes des rivets n’ont pas plusde 28 mm de diamètre, au lieu de 36”“ qu’on leur donne généralementpour des tôles de 10" m d’épaisseur, les diamètres des tiges de ces rivetsétant de 18 à 19 mm , et leur écartement étant de 55 à 60 mm de centre encentre.
Après ces premières expériences sur le percement des trous dans lesfeuilles de tôle, nous avons été amenés naturellement à en faire d’autressur la machine à river proprement dite.
D’abord pour voir quelle serait la différence que l’on obtiendrait dans larivure et dans l’assemblage, nous avons voulu faire fonctionner l’appareilavec et sans la virole. Dans le premier cas, toutes les fois que l’on a em-ployé cette virole, les tôles étaient tellement rapprochées qu’il était impos-sible de remarquer un seul point où elles ne fussent pas complètement encontact parfait ; de plus la tête extérieure du rivet était, comme l’indique letracé, lig. 17, toujours aussi forte que celle intérieure, ce qui prouvait bienque toute la matière était bien employée. Lorsque, au contraire, on travail-lait sans la virole, nous trouvions immédiatement une différence notable;non-seulement les feuilles de tôle ne nous paraissaient pas suffisammentserrées, puisque nous pouvions introduire entre elles une feuille de papier,mais encore les rivets étaient tels que leur tête paraissait beaucoup plusforte à l’intérieur que lorsqu’on les avait introduits, et beaucoup plusfaible à l’extérieur. Cette différence nous sembla, dès les premiers essais,tellement grande, que nous voulûmes les répéter plusieurs fois, et ellenous parut toujours la même. Nous fîmes alors frapper successivement