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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

cette branche dindustrie, et des progrès quelle a pu faire jusquà ce jour. Lepremier brevet, qui date de 1800, a été délivré à MM. Smith, Cuchet et Mont-fort (1). Ce système auquel les inventeurs ont donné le nom de Filtre inal-térable, tiré des trois règnes de la nature, consiste en une espèce de fontaineordinaire, de forme prismatique, conique ou cylindrique, et renfermant à10 ou 12 centimètres de fond, une première séparation en métal ou en grès,percée dune multitude de petits trous ; un tube de 12 à 13 millim. descendle long des parois intérieures jusquau fond pour donner entrée ou issue àlair, lorsquon remplit ou quon nettoie cette capacité. La plaque percéeest lutée avec lintérieur de la fontaine et est couverte dun tissu de laine,puis dune couche de grès pilé de 5 à 6 centimètres dépaisseur. Cettecouche est surmontée, selon la profondeur du filtre, dune autre beaucoupplus épaisse composée dun mélange de poudre grossière de charbon debois, de grès pilé très-fin et bien lavé, ou de sable de rivière ; on a le soinde comprimer ce mélange assez fortement, afin que leau qui la traversereste plus longtemps en contact avec le charbon. Au dessus de cetteseconde couche, on en place encore une troisième, formée comme la pre-mière de sable ou de grès pilé, de 5 à 6 centim. dépaisseur, et enfin onrecouvre le tout dun couvercle en grès ou en pierre, ayant la forme inté-rieure de la fontaine, et percé de 3 à h trous de 0 m 03 de diamètre sur-montés de champignons en grès, dont la tige creuse est aussi percée deplusieurs petits trous. La tête de chacun de ces champignons est enve-loppée dune éponge, afin que leau, en la traversant, se débarrasse déjàdes matières qui ny sont tenues quen suspension ; on a le soin de laverces éponges de temps en temps. Pour donner issue à lair contenu dansles couches de matières filtrantes, les inventeurs ont ajouté un second petittube en plomb, semblable au précédent et allant du couvercle jusquà lapartie supérieure de lappareil.

Ces dispositions, disent les auteurs, peuvent être modifiées de différentesmanières, pour les approprier à divers usages : tantôt par des cloisons inté-rieures, leau est forcée, lorsquelle est descendue en se filtrant, deremonter à travers de nouveaux filtres ; tantôt elle descend directementjusquau fond de la fontaine, et puis, forcée de remonter par dautresfiltres, elle séchappe par un robinet placé vers le milieu de cette mêmefontaine.

Daprès ce procédé, MM. Smith et Cuchet donnent la description decinq systèmes de filtres, quils nomment fontaine domestique, tonneaufiltre, filtre portatif, filtre marin , et enfin bidon-filtre, pour la troupe.

Ce système dépuration a été établi dès 1806, cest-à-dire un an aprèslexpiration du brevet, sur une assez grande échelle, quai des Célestins, àParis , par la Compagnie royale des eaux de Seine clarifiées et épurées;

11) Ce brevet, demandé pour 5 ans, est publié dans le ton», n des brevets expirés, avec les deuxbrevets daddition que les auteurs prirent seulement (ce qui est fort extraordinaire), en 1803, annéede lexpiration même de leur brevet primitif.