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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
verser par ascension la couche de charbon que contient le second réser-voir, puis la pierre filtrante qui le sépare du troisième (1).
Parmi les brevets expirés, il nous reste encore à mentionner le dernier,qui a été pris par M. Ducommun, que nous avons déjà cité. Ce brevet, quilui a été délivré le 25 juillet 1838, pour cinq ans seulement, comprend lesystème de filtre-charbon par pression ; comme il est d’une constructiontrès-simple et intéressante, nous l’avons représenté sur la pl. 22, et nousle décrivons avec détail plus loin.
Nous passons sous silence plusieurs brevets qui sont tout-à-fait relatifs àla filtration des sirops, nous proposant, comme nous l’avons dit précédem-ment, d’en parler d’une manière spéciale, au sujet des appareils qui trai-tent de la fabrication du sucre. Il fallait nécessairement, pour complétercette revue, examiner les divers autres brevets (et ils sont assez nom-breux ) qui ont été demandés depuis peu d’années et qui, par conséquent,sont encore en vigueur.
Le premier, qui est sur le point d’expirer, est un brevet de dix ans déli-vré sous le titre de : Appareil mobile servant à la filtration des eaux, le 27novembre 1835, à M. Fonvielle, de Paris , qui prit successivement troisautres brevets d’addition et de perfectionnement, en 1836, 1837 et 1838.Cet appareil, qui a surtout pour objet de clarifier de grandes quantitésd’eau, est composé de plusieurs cuves placées les unes au-dessus desautres dans un grand tonneau ou récipient quelconque, et formées pardes plateaux percés de trous entre lesquels on étend des couches succes-sives de gravier et de sable. Les principales améliorations apportées parl’auteur sont :
1° L’application des auges renversées contenant des éponges qui rempla-cent très-bien les dégrossisseurs.
2° La disposition qu’il a adoptée pour rendre l’appareil propre à opéreren montant, comme en descendant, et pour contenir plusieurs filtres ;
3° L’idée de faire revenir l’eau clarifiée au même niveau que les eauxsales ;
4° L’application de plusieurs robinets placés à différentes hauteurs, pourservir à nettoyer les filtres par la chute des eaux clarifiées qui arrivent àla fois par plusieurs ouvertures.
Un brevet de dix ans a été délivré, le 23 septembre 1837, à MM. Lanetde Limançay et Sornay, à Paris , pour un procédé de filtration par rayon-nement au moyen de tubes concentriques. La disposition imaginée par cesinventeurs consiste en une cuve cylindrique renfermant des conduits cir-culaires percés de trous latéralement, pour le passage de l’eau qui s’in-filtre à travers six couches successives et concentriques de sable , de grèset de charbon, un tuyau placé au centre du système et également percéde trous donne issue à l’eau au fur et à mesure qu’elle est filtrée. Par
(1) Tom. xxx, pag. 471 et pl. 462, Bulletin de la Société d’Encouragement.