PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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deux brevets d’addition pris en 1838, les auteurs disent, d’une part, que lapratique a fait reconnaître que de fortes toiles pouvaient remplacer, avecavantage, les plaques métalliques qui forment les conduits d’arrivée et desortie de l’eau, et, d’un autre côté, que l’on place ces conduits ou tubespresque horizontalement ou légèrement inclinés, pour pouvoir nettoyerfacilement l’appareil, et retirer les matières filtrantes, et en même tempspour faciliter l’écoulement du liquide.
M. Chapelle, ingénieur mécanicien, bien connu à Paris par la construc-tion des machines à papier, prit un brevet d’invention de dix ans, le 30janvier 1838, pour un appareil à filtrer par le vide, auquel il donna sonnom. Son système, qui sans doute est plus applicable à la fabrication dupapier, repose sur l’application d’une pompe destinée à aspirer le liquide àtravers un filtre quelconque, au sujet duquel l’auteur n’entre, du reste, dansaucun détail particulier.
Le31 mars 1838, MM. Jules Mareschal et C ie , delà société française defiltrage à Paris , déjà concessionnaires des brevets de M. Fonvielle, prirentun brevet de quinze ans, pour des perfectionnements dans les appareilsservant au filtrage de l'eau, et consistant en des cuves légèrement coni-ques, dont le fond est soutenu par des traverses superposées laissant entreelles assez d’intervalle pour le passage du liquide. Sur ce fond, on étend :1° une couche de gravier; 2° une couche de sable; 3° une autre couche desable plus fin; 4° une couche de grès pilé; et de même sur cette dernièred’autres couches semblables aux précédentes, mais disposées en sens in-verse. Ces matières sont pressées par de faux-fonds percés de trous sur les-quels on fait appuyer un bouchon ou piston à vis ; ces faux-fonds sontentourés surtout leur pourtour d’une corde goudronnée, ajustée dans unerainure pratiquée exprès, comme sur une poulie à gorge, pour empêcherle passage de l’eau. Les divers perfectionnements indiqués dans les quatrebrevets d’addition pris successivement par les mêmes inventeurs, en 1838,1839 et 1840, consistent : 1° dans l’emploi d’une corde de sparterie, A’aloësou de phormium tenax , qu’on fait passer de différentes manières entre lestrous des faux-fonds, ce qui permet de faire ces trous plus grands, et avecplus de facilité, ou bien on comprime les filaments de ces cordes entredeux faux-fonds superposés ; 2° dans l’application de plusieurs filtres quel’on renferme dans le même appareil; 3° dans l’addition d’une soupape desûreté, que l’on applique lorsque l’on agit à haute pression ; 4° dans ladisposition d’une porte en fonte adaptée à l’appareil, pour nettoyer ouenlever les filtres sans démonter celui-ci.
Vers la fin de la même année 1838, le 30 octobre, la même compagnieprit un nouveau brevet de quinze ans, et, successivement, de 1838 à 1840,six autres brevets d’addition, pour des moyens supplémentaires de main-tenir dans l'intérieur du filtre les matières filtrantes. Par ces brevets, onreconnaît que les inventeurs attachent une grande importance à l’agen-cement des faux-fonds, à la construction des plateaux, au moyen de les