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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

enlever et à lapplication des portes pour faciliter le nettoyage (1). Lesinven-teurs proposent aussi demployer les résidus qui proviennent des sub-stances dont on extrait lhuile, pour filtrer lhuile elle-même.

On peut se convaincre de notre assertion, en apprenant que les mêmesinventeurs prennent encore un troisième brevet dinvention de 15 ans, enmai 1840, pour un nouveau moyen de construire et agencer les faux-fonds,de placer et de comprimer les matières filtrantes, de manière à rendre lefiltre indestructible. Ils composent alors les plateaux en bois ou en métalde manière à recevoir chacun sur leur surface 4 petits filtres qui, formantpartie intégrante du plateau même, ne touchent pas la cuve, peuvent êtrefacilement déplacés et servir à un autre appareil lorsque le premier est usé.Les matières filtrantes, au lieu dêtre maintenues entre deux simples pla-teaux, reposent alors sur deux fonds métalliques, dont lun est formé dunetoile, et lautre dune plaque percée de trous. Ces filtres peuvent être dail-leurs dune forme quelconque, ronde, carrée, etc.

Nous trouvons encore dans lannée 1838, un brevet de 15 ans, délivré le22 novembre à M. Ducom, capitaine de navire à Bordeaux , pour une nou-velle espèce de filtre destiné à la purification des eaux. Lappareil, destinéspécialement à opérer sur les rivières même, consiste en une sorte debateau qui, à sa partie inférieure, porte un grand réservoir communiquantà laide dun tuyau avec la rivière. Ce réservoir est surmonté dun plateauen métal percé de trous dans lesquels viennent semboîter des bouts detuyaux au-dessus desquels sont placées les matières filtrantes, qui se com-posent principalement de plusieurs couches de gravier de différentes gros-seurs ; ces tuyaux sont fermés à leur partie supérieure, par des plaqueségalement percées par lesquelles sort toute leau filtrée, qui par la pressiontraverse ces couches; une pompe placée dans le bateau la distribue onle juge convenable.

M. Barraud, mécanicien à Antony , obtint un brevet dinvention de15 ans, le 6 février 1839, pour la clarification, en grande quantité, de l'eauvaseuse et de tout autre liquide. Son système se compose dune cuve conte-nant ordinairement trois filtres. La matière filtrante est le grès qui estmaintenu entre deux plateaux en bois percés de trous, dans chacun des-quels on introduit à vis des chevilles de jonc, ou de tout autre bois poreux,de 6 à 7 centim. de hauteur, et placés perpendiculairement au fond de lacuve. Si, à cause dune forte charge ou dune grande pression, le plateauen bois noffrait pas assez de résistance, M. Barraud propose de placersous ce dernier plateau un autre plateau en métal percé de trous plus petits

(1) En lisant ces titres, on est tout étonné que MM. Mareschal et O aient pris deux brevets pri-mitifs pour des sujets qui sont aussi identiques ; on doit lêtre dautant plus, que ces brevets sontde ia même année, et que ce nest pas évidemment pour proliter dune p'us longue duree. Nousvoyons toujours avec peine que les inventeurs font :rès souvent bien des frais inuiiles quils évite-raient certainement en sadressant à des hommes spéciaux qu- s'occupent des demandes relativesaux brevets dinvention.