PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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que le diamètre des chevilles de jonc, et vis-à-vis de celles-ci. Dans lesbrevets d’addition et de perfectionnement du 5 décembre 1839 et du29 juin 1840, l’auteur propose d’employer, au lieu des morceaux de jonc,de la pâte de gresserie séchée, avec laquelle on bouche les trous des pla-teaux; cette pâte, percée de trous capillaires, laisse passer l’eau plus facile-ment que le jonc.
Un système qui a eu du retentissement il y a peu d’années, plutôt peut-être encore par l’effet de la concurrence que par l’invention en elle-même, est celui de M. Souchon à qui un brevet d’invention , de perfection-nement et d’importation a été délivré le 8 mars 1839, et ensuite plusieursbrevets d’addition pour la clarification et la filtration de l’eau ordinaire pourles besoins domestiques , les fabriques , etc. Le principe de ce procédé reposesur l’emploi de la laine provenant de la tonte des draps, dite laine tontisse,qu’on presse entre deux plateaux de bois ou de métal. L’auteur, tout enconservant cette substance comme base de la matière filtrante, construitses appareils de toutes formes et de toutes dimensions; tantôt la marche duliquide à filtrer est ascensionnelle, tantôt elle est descensionnelle; quel-quefois on lui fait suivre une pente inclinée, et traversant plusieurs châssisplats que l’on remplit de laine; ces châssis peuvent être aussi de forme cir-culaire , et placés en plus ou moins grand nombre, et sur des dimensionsdifférentes, dans une cuve également circulaire. Le mémoire explicatif dubrevet primitif de M. Souchon et ceux de ses divers brevets d’addition,constitueraient à eux seuls un volume, par les détails et les considérationsdans lesquels l’auteur est entré, soit pour la construction de ses appareils,soit pour les diverses précautions à prendre pour l’entretien, pour le net-toyage, etc. Comme nous l’avons dit, en commençant, ce système a étéappliqué au pont Notre-Dame et dans quelques autres établissements, oùil paraît donner de bons résultats, comme clarification de grandes massesd’eau. Il peut filtrer par mèt. q é 2000 hectolit. d’eau par 24 heures, avec1 mèt. de pression.
Le 12 mars 1839, M. Poole de Londres , prit un brevet d’importation de10 ans pour des appareils ou vases propres à filtrer toute espèce de liquide.Ces appareils qui sont destinés aux usages domestiques et plus spéciale-ment à dissoudre les substances aromatiques, consistent simplement endes cylindres ou corps de pompe dont on manœuvre le piston à la main ;celui-ci e4 garni de bourre et sa base est une simple toile portant la sub-stance à analyser. Lorsqu’on soulève le piston on fait le vide au-dessous,et la pression atmosphérique oblige le liquide à passer à travers le filtre.
Dans l’ appareil double perfectionné propre à la filtration des liquides,et pour lequel M. Fabre a pris un brevet d’invention de 15 ans, le 14 sep-tembre 1840, la base de la matière filtrante est le coton; l'eau est refouléeau moyen d’une pompe dans une première cuve appelée dégrossisseur, etpasse immédiatement dans une seconde où se termine l’opération et où lecoton est beaucoup plus serré. Cette matière filtrante est pressée au degréconvenable, par un moyen analogue à quelques-uns de ceux déjà indiqués,