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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

cest-à-dire à un piston dont la tige est taraudée dans un croisillon fixe,afin de permettre le serrage ou le déserrage à un degré quelconque.

Par son brevet dimportalion de dix ans, du 21 novembre 1840, et qui apour titre : Nouvelle manière de filtrer toutes espèces de liquides, à l'aidedune haute ou dune basse pression, non encore employées pour produire ce ré-sultat, M. Nérotde Londres revendique, comme base de la matière filtrante,lemploi du coton ou de la soie, quil serre convenablement entre deux pla-teaux percés de trous. Lauteur ne donne, au reste, aucun dessin à ce sujet.

M. Ryton a également un brevet dimportation de dix ans, du 9 octobre dela même année, pour un appareil perfectionné propre à filtrer les liquides,et composé de deux plaques de zinc ou dautre métal inoxidable par lessubstances que lon veut filtrer. Fixées à deux montants en bois qui sou-vrent à charnière, ces plaques sont percées dun grand nombre de petitstrous et sont maintenues à la distance convenable par plusieurs goujons.On applique sur ces plaques du papier-joseph quon recouvre dun tissuappelé peau de taupe, et on le plonge entièrement dans leau. Les filtressont très-portatifs, dit lauteur, en les plongeant dans un étang, on peut,par la succion, faire le vide et établir un véritable syphon. Ce système nestautre que celui de M. Beart, décrit dans le Repertory of patent inventions,janvier 1841.

Nous voici arrivés au brevet dinvention délivré pour 10 ans, le 9 décem-bre 1841, à M. Tard , pour ses procédés de filtration des eaux , des huiles,des vins, vinaigres, bières, etc. Dans ces appareils, la base de la matièrefiltrante est la pâte à papier, mélangée avec dautres agents qui ne serventquà rendre la composition plus ou moins dense à la volonté du travailleur;ainsi, tantôt le mélange se fait avec de la sciure de bois, tantôt avec ducharbon pilé, dans des proportions qui varient nécessairement selon lanature des liquides, ou leur degré de malpropreté. Ces substances, dit lau-teur, sont trempées dans leau pendant vingt-quatre heures, puis séchéesau four dans un moule , et introduites dans le filtre, sous la forme duntourteau compacte. M. Tard emploie tantôt la pression du liquide, et tantôtle jeu dune pompe aspirante et foulante quil place à lintérieur du filtre.

Dans le premier cas, celui-ci est placé sous un réservoir élevé de 1 à7 mètres, suivant la localité ou la quantité deau quon désire obtenir.Lappareil à pompe est destiné à fonctionner dans les localités lon napoint de hauteur à sa disposition, dans les caves, par exemple, pour la cla-rification des vins. Lauteur emploie aussi, comme filtre dégrossisseur, etprincipalement pour les huiles, du chanvre broyé mélangé avec de la sciurede bois. Comme ces appareils sont simples, donnent de très-bons résultats,et sont faciles à exécuter et à entretenir, nous les donnons dune manièreparticulière dans la pl. 22 e .

Depuis le brevet de M. Tard, il en a encore été pris quelques uns quenous sommes bien aise de mentionner également pour compléter cettenotice. Le premier, du 31 janvier 1842, est de M. Bonnard, de Grenade;il est de cinq ans seulement et a pour titre : Appareil de filtrage applicable