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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
milieu de ces caisses est une grille qui sert à diviser la pâte, laquelle glisseet roule sur elle-même pendant les oscillations des pétrins. Cet inventeura cru devoir prendre un second brevet de 10 ans, le 16 novembre de lamême année 1829, et un brevet d’addition le 22 novembre 1834 , pour lele même sujet, avec quelques modifications dans les mouvements, et pourappliquer son procédé au lavage des minerais (1).
Le 8 juillet 1829, M. Ferrand obtint aussi un brevet de cinq ans pour unpêtrisseur à hélices, composé d’une lame en fer méplat montée par ses ex-trémités sur un axe horizontal en se contournant en forme de vis, et rece-vant un mouvement de rotation continu. Pendant le travail cet axe se trou-vait à la hauteur du diamètre du pétrin , et après l’opération on l’enlevaitavec la spirale à l’aide d’un double treuil (2).
(9 juillet.) M. Lasgorseix, ancien mécanicien, bien connu à Paris pourles métiers à laine, s’est fait breveter pour plusieurs pétrins auxquels ilavait donné son nom, et qui-.ne sont autres que des demi-cylindres danslesquels il fait tourner un arbre muni de bras ou rayons en fer, réunissoit par des cercles, soit par des fragments d’hélices en fer, et que l’onenlève aussi à volonté par un treuil. L’auteur fait en même temps l’appli-cation d’un instrument propre à nettoyer ces cercles ou ces hélices, d’unrefoule-pâte qui peut parcourir toute la longueur du pétrin, et enfin, ilpropose tantôt d’imprimer à celui-ci un mouvement de rotation en senscontraire de celui de l’arbre, et tantôt de laisser le pétrin fixe, et de fairecourir l’arbre à palettes ou hélices sur toute sa largeur, en adaptant à ceteffet à ses extrémités des pignons qui engrènent avec des crémaillères rap-portées de chaque côté du pétrin.
(25 juillet.) M. Lahore a proposé tout un système de pétrins mécaniquesdits lahorides, propres à la délayure de toute espèce de farine et au pétris-sage de toute sorte de pâtes. Son premier appareil, qu’il appelle batteur,spécialement destiné à délayer les pâtes molles, se compose simplementd’un axe horizontal portant à son milieu une palette à laquelle il imprimeun mouvement de rotation, pendant qu’une corde placée au-dessus etparallèlement à l’arbre, et tenue constamment tendue par deux poids,détache la pâte qui s’attache à la palette, et la fait retomber dans la caissedu pétrin. Son second appareil, nommé le fraseur, destiné aux pâtesfermes, est un cône creux renversé, mobile sur un axe vertical, et danslequel tombent les substances à mélanger ; pendant la rotation , une lamefixe qui se trouve à l’intérieur, remue et divise ces substances, et uneseconde lame, ou mieux une grille, peut en même temps y monter etdescendre vers le centre. L’inventeur propose d’appliquer au-dessous dece fraseur un fileur-batteur, formé également d’un tronc de cône tour-nant aussi, et enveloppé par un anneau, laissant tout autour un espace de
(1) T. XXVIII, p. 88, et t. XL, p. 28S des Brevets expirés.
(2) T. XXXll, p. 19 et 82 du Bulletin de la Société d’Encouragement, et t. XXVUI, p. 204 desBrevets expirés.