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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 271

10 h 12 centimètres pour le passage de la pâte au fur et à mesure quelleest frasée. Enfin, lauteur termine par un pétrin bassineur, quil emploiepour les biscuits avec un appareil accessoire quil nomme détireur. Cebassineur consiste en un tambour mobile fermé par un couvercle, quel'on ouvre à volonté pour y introduire la pâte, en renfermant à son inté-rieur un axe coudé, sur lequel sont fixées des lames ou plaques de tôle.Pendant la rotation de ce tambour, la pâte vient buter contre les lames etretombe au centre de celui-ci (1).

(28 novembre.) M. Maisonneuve a donné le nom de pétrisseur automateà lappareil composé dune cuve conique en bois, au fond de laquelle ilplaçait une grille dont les barreaux sont armés de dents ou tenons ensaillie. Au centre était un arbre vertical portant des traverses et des mon-tants en fer et recevant, soit un mouvement de rotation continu, soit unmouvement circulaire alternatif; des battoirs ou pièces rectangulaires enfer, dentelées sur leur pourtour, suspendues par des cordes à la partiesupérieure de laxe, sajoutaient à volonté au travail des bras (2).

(28 décembre.) M. Lahore prend encore un autre brevet de dix anspour un système dans lequel le pétrisseur reçoit un mouvement de va etvient et consistant en un arbre horizontal mobile, armé de plusieurs braset traverses parallèles, qui sont hérissées de dents ou de doigts en fer.

11 imprime à cet axe un mouvement de rotation, en même temps quil lefait aller et venir sur toute la longueur du pétrin. Ce brevet a la plusgrande analogie avec celui délivré postérieurement pour cinq ans à M. Cor-rège, le 18 mai 1830 (3). Le môme jour, M. Haize obtint aussi un brevetde cinq ans pour son système de pétrin composé dune cuve cylindriqueen deux parties, lune inférieure fixe, contenant les substances à pétrir,lautre supérieure, pouvant sélever à volonté, et renfermant le mécanismepétrisseur formé simplement dun axe horizontal, portant des bras coudésqui, avec des rayons, divisaient et mélangeaient la pâte {h).

(20 février 1830.) Brevet de 15 ans délivré à MM. Richefeu etFleschelle.Ces boulangers, qui ont fait imaginer cette machine par un mécanicien deParis , M. Beuget, avaient alors proposé de remplacer le travail manuel parun travail mécanique qui eût avec le premier la plus grande analogie. Ainsile constructeur dut disposer des mains formées de doigts articulés sur unaxe horizontal, et auxquelles il devait imprimer un mouvement descen-sionnel dans le pétrin , afin de plonger dans la pâte, puis un mouvementcirculaire autour de leur axe, afin délever la pâte en la remuant, laisserensuite les doigts suspendus au-dessus du pétrin, et enfin les faire replongerde nouveau. On fut assez satisfait des résultats de cet appareil ; mais lesmouvements qui y étaient appliqués pour le faire fonctionner étaient tel-lement compliqués et exigeaient tellement de force, quon dut chercher à

(1) Ce brevet annulé le 27 décembre 1833 a été publié dans le t. XX Vil, p. 295 des Brevets.

(2) Annulé le 27 décembre 1833, et pub. t. XXVU, p. 334.

(3) B. Lahore , pub. t. XL, p. 395, et B. Corrège, t. XXIX, p. 173.

(4) T.XXX, p. 6».