PUBLICATION INDUSTRIELLE,
285
et Cail ont rédigé à ce sujet un mémoire fort intéressant, qu’ils ont accom-pagné des plans d’ensemble et de détails du modèle de toute une usinecomplète, qu’ils n’ont pas tardé, du reste, à mettre à exécution à la Havane,à la Guadeloupe , etc. C’est surtout dans ces contrées, où l’eau est rare,que ces appareils sont susceptibles de rendre de grands services, parcequ’ils permettent d’opérer avec de très-faibles quantités d’eau. Dès quenous aurons pu obtenir des renseignements positifs sur les résultats qu’ilsauront donnés, nous nous empresserons de les faire connaître.
DESCRIPTION DE L’APPAREIL A DOUBLE EFFET
DE M. DEROSNE ET CAIL, REPRÉSENTÉ PLANCHES 24 ET 25 .
Cet appareil se compose principalement :
1° De la chaudière d’évaporation, ou de cuite ;
2° Du vase de sûreté ;
3° Du condenseur évaporateur à double effet ;
4° Du système mécanique des pompes à air, et de leur moteur.
Nous allons décrire successivement chacune de ces parties essentielles,et nous en ferons ensuite connaître le service, d’après les documentsmôme des constructeurs.
La fig. l re de la pl. 24 représente une élévation générale de tout l’appa-reil , et la fig. 2 en est un plan vu en dessus.
De la chaudière d’évaporation. Il est facile de voir par ces figuresque la chaudière de concentration ou de cuite est un vase clos A, qui pré-sente, comme dans la plupart des appareils dans le vide, la forme sphé-roidale, et qui reçoit le jus ou sirop que l’on veut évaporer à l’abri de lapression atmosphérique. Elle porte, dans le plus grand nombre de cas, undouble fond, qui permet de chauffer toute la surface inférieure du liquidepar la vapeur que l’on y fait arriver à l’aide d’un tuyau communiquantdirectement avec le générateur. Quelquefois on supprime ce double fond,pour simplifier la construction de l’appareil, et en diminuer le prix ; maisnous sommes convaincu qu’il est toujours préférable de l’adopter. Danstous les cas, le fond de la chaudière doit renfermer un serpentin forméd’un tuyau en cuivre contourné en spirale, et dans lequel circule la vapeurqui vient aussi du générateur par le tuyau a. MM. Derosne et Cail fontsouvent ce serpentin double, disposé de manière à occuper toute la surfacedu fond, pour chauffer plus rapidement et surtout plus régulièrement toutela masse du liquide qui l’entoure. Le tuyau a porte alors un robinet à deuxbranches b, afin de distribuer la vapeur à la fois dans les deux serpentins,qu’elle parcourt dans tous leurs circuits, et qui en sort par le tube a', éga-lement muni d’un robinet à deux ouvertures.
Un autre tuyau de vapeur c, est encore adapté vers la partie inférieurede la chaudière, et communique avec sa capacité intérieure, lorsque le