Publication industrielle.
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tité de noir : cette consommation ajoutée à celle des raffineries rendait plusnécessaire la revivification de cet agent. Aussi voit-on tous les joursl’étude de cette opération, comme les procédés, surgir en même temps quele grand travail de la betteraverie.
Les premiers procédés de revivification employés furent ceux mêmes dela fabrication du noir. Ainsi on enfermait le noir usé dans des pots en fonteou dans des cylindres que l’on rangeait dans un four à réverbère chauffé àla houille. Les pots n’étaient pas hermétiquement fermés, le bouchageétant effectué simplement par un couvercle margé avec de l’argile. La re-vivification n’était point continue : il fallait laisser tomber le feu, et viderle four, puis le remplir et chauffer de nouveau. De là résultait la perte dechaleur qu’entraîne tout chauffage intermittent. On songea alors à unedisposition qui n’obligeât point au refroidissement complet du four : descylindres fermés contenant le noir étaient placés sur une sorte de cheminde fer sur lequel ils roulaient ; ces cylindres cheminaient en sens inversede la flamme, et, après avoir parcouru pendant un temps convenable toutela longueur du four, on les sortait à leur arrivée au dessus du foyer. On afait aussi des appareils de revivification, dont nous donnerons une idéeassez juste, en disant qu’ils ressemblaient beaucoup au brûloir à café.
Cette idée des pots mobiles a été reproduite sous diverses formes : maistoujours la revivification avait lieu par réchauffement au rouge des cylin-dres et des matières au moyen d’un feu extérieur. Divers appareils fondéssur ces principes ont été mis dans l’industrie par MM. Capdeville, Bourrée,Derosne, Barthélemy, Hallette, etc. Ces appareils ont rendu sans contreditdes services à l’industrie des sucres où ils ont été les uns et les autres seulsemployés jusqu’en 1838 : ce n’était point qu’ils fussent sans défauts, on lesavait bien, et on cherchait toujours à faire mieux, le nombre des brevets( il y en a plus de vingt ) pris sur cette matière le prouve bien. Les cylindresou pots ayant toujours un certain diamètre, pour que la chaleur pénètreau centre de la masse, on est obligé de porter la circonférence à une tem-pérature bien plus élevée que celle nécessaire à la revivification : de là, etd’autres causes y aidant encore, inégalité dans la qualité du produit. Tousles appareils à feu nu donnent lieu à beaucoup de frais de main-d’œuvre,à beaucoup d’entretien des fours et des cylindres en fonte qu’il faut renou-veler fréquemment. Les appareils mobiles, quoique étant un perfection- |nement, n’ont pas généralement remplacé les appareils fixes ; leurs avan-tages n’étaient pas assez marqués : le déchet du noir était le même, laqualité était également la même ; il n’y avait pas d’amélioration sous cesdeux points de vue, qui forment cependant la question importante.
Un grand nombre de belteraveries ont employé un appareil fort simple,qui consiste en plaques de fonte ou de tôle, sous lesquelles on fait le feu,et qui reçoivent le noir à revivifier qu’on étale à leur surface et que l’oncalcine tout à fait au contact de l’air : le noir pouvait cheminer en sensinverse de la flamme. Ce procédé rappelle l’appareil dont nous avons parlé