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HISTOIKF, OKNUHALK
guerre recommença. Le roi de France essaya de s’allierau pape contre l’empereur. Mais une armée allemandepénétra en Italie; elle était commandée par le conné-table de Bourbon, qu’une intrigue avait chassé deFrance et jeté dans le parti adverse. La ville de Romefut prise d’assaut et mise à sac. Une tentative des Fran-çais sur Naples échoua. Knfin l’on conclut, à Cambrai,la paix des Dames 1 : Charles-Quint renonçait à la Bour-gogne et François I er renonçait à l’Italie (1529).
La trêve de Nice et le traité de Grespy (1544) termi-nent la troisième et la quatrième guerre. — Celte paixdura six ans. Charles-Quint employa ce répit à luttercontre le protestantisme allemand 2 et contre les Turcs.Allié à ces derniers, le roi de France rouvrit les hosti-lités en 1536, à la mort du dernier des Sforza. La guerrese lit presque exclusivement en Savoie, dans le nord del’Italie et en Provence. Cette province fut envahie etMarseille menacée. Cependant la lutte se termina bien-tôt par la trêve de Nice. A la suite de ce traité, Charles-Quint traversa la France pour aller réprimer une ré-volte de la ville de Garni. François I er le reçut avec dis-tinction 3 . La réconciliation entre les deux adversairesparaissait complète.
Mais Charles-Quint, qui avait fait de vagues pro-messes, refusa de rien exécuter. Les hostilités repri-rent de plus belle. L’empereur envahit la Champagneet parvint jusqu’à Soissons. Cette guerre se terminapar le traité de Crespij (1544).
La Renaissance française. Affermissement de l’autoritéroyale.—• Ainsi François 1 er n’avait pu faire valoir ses
1 Ainsi nommré parce quelle fut négociée par Marguerite d’Au-triche, tante de Charles-Quint, et Louise de Savoie, mère du roi deFrance.
2 Voir plus bas, p. 40-42.
3 « L’Kmpereur Charles est bien fou, aurait dit le bouffon duroi, de se mettre à votre merci. Vous l’êtes davantage en le lais-sant échapper. »