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était un pays rictie, prospère, plus civilisé et possédantune armée mieux organisée. L’autorité du roi étaitabsolue. 11 disposait à son gré de toutes les forces duroyaume. Charles-Quint avait des Etats vastes, mais dis-parates, éloignés les uns des autres, habités par despeuples divers, Allemands, Flamands, Espagnols, Ita-liens, qui ne se connaissaient pas ou même se détes-taient. Les chances étaient donc partagées. Aussi lesdeux rivaux cherchèrent-ils des alliés en Europe. Tousdeux sollicitèrent l’appui de Henri VIII, roi d’Angleterre.François I er brigua l’amitié du sultan Soliman, qui me-naçait la Hongrie et l’Autriche; il soutint égalementles princes luthériens allemands en guerre avec l’em-pereur.
§ 15. — François I er vaincu à Pavie (1525). — Charles-Quint réclamait le Milanais, comme fief impérial, et laBourgogne, comme héritage de sa grand’mère Marie,fil le de Charles le Téméraire. François I er , par contre,élevait v des prétentions sur la Navarre et sur Naples. Leshostilités commencèrent en 1521. « Dans peu de temps,dit Charles, ou je serai un bien pauvre empereur, ou ilsera un pauvre roi. »
Les armées de l’Empereur conquirent le Milanais, etdeux expéditions successives tentées par les Françaispour le reprendre échouèrent. Dans la première péritBayard, « le chevalier sans peur et sans reproche » ;dans la seconde, François I er fut complètement vaincuà Pavie (1525) et fait prisonnier. « Madame, écrivit-ilalors à sa mère, tout est perdu fors l’honneur et la viequi est sauve. » Emmené captif en Espagne et dure-ment traité par son vainqueur, il dut signer le traitéde Madrid, par lequel il renonçait à ses prétentions surl’Italie et promettait même de rendre la Bourgogne àson rival.
La Paix des Dames termine la seconde guerre (1529). —Dès qu’il fut libre, François refusa de s’exécuter et la