KPOQUK T)K. LA RKFORMATION
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rent les calvinistes. Les huguenots tentèrent alors laconjuration d’Amboise, dans le dessein de renverser lesGuises et de s’emparer du gouvernement. La conjurationfut découverte et réprimée d’une façon sanglante. Maisle roi mourut sur ces entrefaites. Charles IX, second filsde Henri II, lui succéda sur le trône; il était encoremineur. La reine mère, Catherine, conseillée par lechancelier I’Hôpital 1 , accorda aux protestants l’édit dejuillet (1561) et l’édit de janvier (1562).
Le massacre de Vassy donne le signal des trois premièresguerres, que termine la paix de Saint-Germain (1570). —Ces concessions irritèrent au plus haut point les catho-liques. Des rixes avec les réformés éclatèrent en plu-sieurs endroits. L’une d’elles dégénéra en un atl'reuxmassacre. Les cavaliers du duc François de Guise atta-quèrent, à Vassy, des huguenots sans défense qui célé-braient leur culte dans une grange, en tuèrent unequarantaine et en blessèrent plus de deux cents (1562).
Cet acte barbare fut le signal des guerres de religion.Les catholiques cherchèrent du secours auprès de l’Es-pagne et du pape, les réformés auprès de l’Angleterre etdes protestants d’Allemagne.
Les trois premières guerres furent sanglantes. Lechef des catholiques, François de Guise, périt assassinépar un gentilhomme calviniste. Le chef des huguenots,le prince de Condé, succomba sur le champ de bataille.Dès lors, les protestants placèrent à leur tôle Hknri nrcBourbon, roi de Navarre, fils de l’austère et héroïqueJkannf. d’Aluriît. Quoique souvent battus en rase cam-pagne, les huguenots se maintinrent dans les placesfortes et finalement la paix de Saint-Germain (1570)leur accorda d’importantes concessions.
Massacre de la Saint-Barthélemy (1572). — Cette paixfavorisait beaucoup les réformés. Charles 7X s’était
1 Seul en France, l.’IIùpilal pratiquait la tolérance : «Qu’est-ilbesoin de bûchers et do tortures ? Garnis de vertus et munis debonnes mœurs, résistez à l'hérésie ».