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HISTOIKK C.KNKHAT.K
subitement pris d'enthousiasme pour l’amiral Colignyet avait donné sa sœur Marguerite en mariage à Henride Bourbon. La reine mère et lesGuises, jaloux de cette influencenouvelle, complotèrent l’extermi-nation des huguenots 1 . Un grandnombre de ceux-ci étaient accourusà Paris pour les noces de leur chef.Dans la nuit du 24 août. 1572, fêtede la Saint-Barthélemy, sur un signaldonné par la cloche de Saint-Ger-main l’Auxerrois, des bandes d’égor-geurs, les Guises en tête, massacrè-rent les protestantsqui se trouvaientà Paris 2 . Plusieurs villes de pro-vince suivirent cet exemple. Vingtmille huguenots périrent, entreautres le vénérable Coligny. Le roide Navarre n’échappa à la mortqu’en abjurant la Réforme.
L’odieux massacre de la Saint-Barthélemy fut inutile. Les protes-tants coururent aux armes et obtinrent la paix de la
Fiij. ÿfl. — (’ostmne «legentilhomme à l'époque «leCharles IX.
Jloch elle (1578).après.
Charles IX mourut quelques mois
§ 32. Les luttes religieuses sous Henri III. — La sainteLigue se forme (1585) et la guerre recommence. —Hkniu III, frère et héritier de Charles IX, était à cemoment roi de Pologne. Il se hâta de quitter les bords
1 « Mille tètes de grenouilles, avait déclaré le duc d’Albe, nevalent pas une tète «le saumon. » Lorsqu'il eut consenti à l’assassinatde Coligny, le roi voulut qu’on tuAt tous les huguenots de France,« alin qu’il n’en restât pas un seul pour le lui reprocher après ».
2 II est loin d’èlre prouvé, bien qu’on l’ail souvent raconté, quele roi, des fenêtres de sa chambre, Ait tiré de l'arquebuse sur leshuguenots qui fuyaient.