ÉPOQUE DE LA DÉFORMATION
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de la Vistule pour rentrer à Paris. Henri 111 fut unprince intelligent mais faible, perfide et débauché. Sonarrivée en France ralluma les guerres de religion. Bien-tôt mourut François, duc d’Alençon, le dernier des filsde Henri 11. Comme Henri 111 n’avait pas d’enfants,l'héritier du trône était Henri de Bourbon; celui-civenait d’abjurer le catholicisme et avait repris la direc-tion des troupes huguenotes.
La perspective de voir la France gouvernée par unroi protestant ralluma la fureur des catholiques. De-puis longtemps ceux-ci avaient formé des associationslocales, ou ligues, pour résister aux protestants.Le duc Henri de Guise 1 2 lés réunit et en forma la sainteLigue, à la tête de laquelle il se plaça et dans laquelleentrèrent le pape et le roi d’Espagne (1585). Le roi deFrance dut céder à la pression de la Ligue et retirertoutes les concessions faites jusqu’alorsauxprotestants.Ceux-ci coururent de non veau aux armes. Alors com-mença la dernière et la plusterrible des guerres de reli-gion, appelée aussi la guerredes (rois Henri*.
Le tout-puissant Henri deGuise est assassiné (1588). —
L’espoir des catholiques rési-dait dans Henri de Guise.
Celui-ci commençait à aspirerouvertement à la royauté. 11était l’idole des Parisiens,fanatisés par les orateurscatholiques et ennemis im-placables de la Réforme. Le Fig _ Cnstunie deroi ne se sentait plus en sûreté dame ««aie à îvpmpie a,' u™n in.
1 Surnommé le HtdaÇri à cause d’une blessure qu'il avait reçueà la joue, dans le combat de Dormans contre les huguenots.
2 Henri III. Henri de lîourbon, roi de Navarre et le duc. Henri deGuise.