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HISTOIRK GENERALE
battit Tilly à Bain sur le Lech. Le vieux général, griè-vement blessé, succomba quelques jours après. Le Sué-dois prit ensuite Augsbourg et enfin Munich. La Ligueétait anéantie (1632).
Wallenstein rappelé; il est vaincu à Lützen (1632).Mort de Gustave-Adolphe. — L’arrivée de Gustave-Adol-phe avait forcé l’Empereur à rappeler Wallenstein.Celui-ci s’était fait longtemps prier. Pour le gagner,Ferdinand lui promit une récompense extraordinaire;il dut en outre lui laisser le commandement absolu deson armée et le droit d’en disposer à sa volonté. AlorsWallenstein consentit à rentrer en campagne.
Les deux meilleurs généraux de l’époque se trouvè-rent bientôt aux prises. Mais ils semblaient craindrel’un et l’autre une rencontre décisive. Pendant septsemaines, ils restèrent en présence, non loin de Nu-remberg. Puis, tout à coup, Wallenstein fondit surla Saxe. A marches forcées, Gustave-Adolphe accourutau secours de l’électeur. La bataille se livra près deLützen. Elle fut terrible, et la victoire fut chaudementdisputée. Lés Suédois vainquirent Wallenstein, mais Gus-tave-Adolphe périt dans la mêlée. Néanmoins sa mortn’arrêta pas les opérations militaires. Le chancelier deSuède, Oxensticrna, pritladirecliondesaffaires; la Francefournit des subsides. Des généraux formés à l’école deGustave-Adolphe, tels que Horn, Baner, Bernard deWeimar se mirent à la tête des troupes suédoises.
Disgrâce et mort de Wallenstein. Bataille de Nôrdlingen(1634). — En même temps, Wallenstein tombait en dis-grâce auprès de la cour de Vienne. Depuis Leipzig, ilconduisait mollement la guerre et négociait avec lesgénéraux ennemis, avec la Suède et la France. Ses ad-versaires à la cour impériale l’accusaient de tous lescrimes, de conspirer contre l’Empereur et même deprétendre à la couronne. Les conseillers de Ferdinand,les jésuites, les moines, les Espagnols firent tout pourperdre l’orgueilleux général. On réussit à exciter contre