ÉPOQUE DE LA RÉFORMATION
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aux querelles religieuses en réglant les rapports entreprotestants et catholiques.
Modifications territoriales . — Deux puissances profi-tèrent surtout de la guerre de Trente Ans: la France etla Suède.
La possession de Metz, Toul et Verdun fut confirméeà la France. Elle reçut, en outre, l’Alsace autrichienne,la souveraineté sur dix villes impériales alsaciennes 1 , leSundgau, plus Brisach. La France atteignait ainsi lafrontière du Rhin 2 .
La Suède reçut la Poméranie antérieure, les îles voi-sines, Stettin, Wismar, l’évêché de Brême (sans la ville)et celui de Verden. Elle avait réalisé le plan deGustave-Adolphe et assuré sa prépondérance sur laBaltique. Bien plus, elle s’établissait sur la mer du Nord.
La Bavière recevait le Haut Palatinat ; la Saxe et leBrandebourg bénéficiaient également d’augmentationsterritoriales.
Modifications politiques. — La situation politiquefut rétablie comme en 1618. Cependant le duc de Ba-vière conserva la dignité électorale, enlevée à l’élec-teur palatin durant la première partie de la guerre.Pour dédommager la maison palatine, on créa unehuitième dignité électorale qui lui fut attribuée. Enoutre, le traité de Westphalie reconnut l’autonomiedes princes vis-à-vis de l’empereur ; ils purent désormaisconclure des alliances entre eux ou avec l’étrangersans l’autorisation de l’empire. Enfin le traité de West-phalie consacra l’indépendance de la Suisse et desPays-Bas.
Affaires ecclésiastiques. — La paix d’Augsbourg futconfirmée et étendue non seulement aux luthériens,
1 Strasbourg resta indépendante jusqu’en 1681. Mulhouse, alliéedes Suisses, maintint son indépendance.
2 Richelieu avait voulu « mettre la France partout où fut l’an-cienne Gaule ».
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