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HISTOIRE GÉNÉRALE
Déçus dans leur attente, ils ourdirent la Conspirationdes Poudres: on devait faire sauter le roi et le Parle-ment. Le complot fut découvert grâce à un des conjurés,lequel avertit un député qu’il voulait sauver. Les cou-pables furent punis et la persé-cution contre les catholiquesredoubla.
Sous Jacques I er , les difficultésentre le roi et le Parlement com-mencèrent. Les Anglais suppor-taient sans trop se plaindre le des-potismedu souverain. Sur un pointseulement, ils se montraient opi-niâtres. Ils n’admettaient pas quele roi levât des impôts sans leconsentement du Parlement. Ettoutes les fois que le Parlementétait appelé à voter des taxes, ilfaisait au roi des remontrancessur sa mauvaise administration.
Fig. £4. — Jacques i«r. Q n reprochait aussi au monarqued’accorder sa confiance à des hommes indignes et in-capables. Parmi eux, le plus impopulaire était le ducde Buckingham, qui dépensait d’énormes sommesarrachées au trésor. Pour se procurer de l’argent, leroi vendait des fonctions, des titres, des charges, oufaisait des procès iniques dans le but de dépouiller sesadversaires riches.
§51. Charles I er (1625-1649) fait d’abord quelques conces-sions et accorde la pétition des droits. — Charles I er ,fils de Jacques et époux de Henriette de France, sœurde Louis X111, était un prince chevaleresque et biendoué, mais de mauvaise foi 1 et imbu, comme son père,des théories absolutistes.
1 Cromwell l’a appelé « le plus déterminé des menteurs ».