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LA MONARCHIE ABSOLUE
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La lutte avec le Parlement commença aussitôt. Poursecourir les protestants de France et d’Allemagne,Charles I er avait besoin d’argent. Afin d’obtenir un votefavorable des Chambres, il consentit à signer la pétitiondes droits, à teneur de laquelle personne ne pouvait êtrearrêté sans motif ou contraintà payer un impôt non votépar le Parlement.
Charles I er gouverne sans leParlement. — Mais ces con-cessions ne ramenèrent pas lapaix. Alors le roi, sur l’avisde ses principaux conseillers,lord Strafford et l’archevêqueLaud, résolut de gouverner àsaguiseet sans Parlement. Deuxtribunaux extraordinaires, laChambre Etoilée, pour les cri-mes politiques, et la HauteCommission, pour les crimesreligieux, lui servirent à sedébarrasser de ses adversaireset à s’enrichir de leurs dé-pouilles. Il leva des taxesillégales, entre autres la taxedes vaisseaux. Cette taxe étaitperçue autrefois en temps deguerre, dans les comtés du bordde la mer. Charles I er l’exigeade tout le pays et en temps de paix. Un riche proprié-taire, John Hampden, refusa de payer. Ce refus donnalieu à un procès retentissant. Hampden fut condamné;mais le roi devint toujours plus impopulaire. Laud, deson côté, persécuta les presbytériens. Plusieurs pasteursfurent mutilés ou condamnés au pilori. Mais ces sup-plices ne firent qu’augmenter le fanatisme des dissidentset la haine contre le roi.
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Fig . s?5. — Charles I er ,d’après van Dyk.