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HISTOIRE GÉNÉRALE
roi. Elle accorda toute sa confiance à Mazarin, qui futle digne successeur de Richelieu et le continuateur desa politique.
Mazarin avait été l’élève et l’ami de Richelieu. Il sutprendre sur Anne d’Autriche le même ascendant que
Richelieu avait exercé surLouis XIII. Bien qu’italiend’origine 1 , il se dévoua auxintérêts de la France. Iln’avait pas l’énergie de sonprédécesseur, mais il avaitla souplesse et l’habileté;son moyen favori était laruse et, parelle, il triomphades plus grandes diffi-cultés. 11 n’eut pas le désin-téressement de Richelieu ;il profita de sa situationpour s’enrichir au détri-ment du trésor et il laissa
Fig. ï7. — Guillaume le Taciturne. u ne fortune immense. Mais(Voir 8 28.) . , , 3
' sans avoir la grandeur de
Richelieu, il travailla comme lui à la puissance de laFrance.
Paix de Westphalie. — A l’extérieur, Mazarin suivitavec succès la voie déjà tracée. La guerre de TrenteAns battait son plein. Les victoires remportées par lesgénéraux français Condé et Turenne forcèrent l’Au-triche à poser les armes, et la paix de Westphalie don-na l’Alsace à la France (1(148).
La Fronde parlementaire. — A l’intérieur, Mazarin futtout d’abord moins heureux. La noblesse, contenue parson prédécesseur, s’imagina que la mort du grandministre allait lui rendre la toute-puissance, d’autantplus qu’Anne d’Autriche avait sans relâche encouragé
Ses ennemis l’appelaient « le gredin de Sicile».