112
HISTOIKK GENEKAI.E
dit Dunkerque à la France et fit la guerre à la Hollande.L’opinion publique, il est vrai, força l’Angleterre àentrer dans la Triple Alliance, qui mit fin à la guerre dedévolution (' 1668) L Mais bientôt le roi d’Angleterre selaissa gagner par les largesses de Louis XIV et se mitde nouveau à la solde de la France. Une flotte anglaiseappuya les opérations de Louis XIV dans la guerre deHollande. Mais, encore une fois, le peuple anglais forçason roi à se retirer et à faire la paix.
§ 65. Jacques II (1685-1688). — A son lit de mort,Charles II se convertit à la religion catholique. Malgréle bill du test, son frère Jacques II lui succéda.
Jacques était un prince énergique, mais frivole et dis-solu ; de plus, cruel et vindicatif. Il chercha à affermirle despotisme royal en Angleterre et à ramener ce paysà la foi catholique.
Aussitôt des soulèvements éclatèrent. Le duc deMon-moutk, fils naturel de Charles II, qui avait dû s’enfuiren Hollande, débarqua en Angleterre. Mais l’insurrec-tion fut réprimée. Monmouth périt sur l’échafaud. Leroi profita de cette conjuration pour écraser les oppo-sants; les exécutions et les confiscations de biens semultiplièrent. Le juge Jeffrey s, digne serviteur de sonmaître, se rendit tristement célèbre par son avarice etsa cruauté.
Bientôt l’arbitraire du roi ne connut plus de bornes.Il favorisa ouvertement le catholicisme ; l’acte d’indul-gence suspendit les effets du bill du test, et les catholi-ques reçurent des places et des faveurs.
Seconde révolution anglaise (1688). — Cependant lepeuple supportait encore son roi, par respect pour lamonarchie héréditaire. Jacques II, déjà âgé, n’avait pasd’enfants mâles. Ses deux filles, élevées dans la foi pro-testante, étaient mariées à des princes protestants.
1 Voir pages 1)6-97.