LA RÉVOLUTION
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sieurs de leurs compatriotes. Ils l’abandonnèrentensuite à l’Autriche.
Le roi de Sardaigne avait cédé à la France Nice et laSavoie; le pape lui avait donné le cointat Venaissin etAvignon. Après le traité de Campo-Formio, la Franceatteignait ainsi ce qu’elle
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considère comine ses li-mites naturelles : les Alpeset le Hhin.
Un congrès réuni à Ra-statt devait régler les poin tsencore en litige. Mais on neput parvenir à, une entente.
§ 111. La France sous leDirectoire. — Au moment
où le Directoire recueillait Fig ' ~ AsslRnat '
l’héritage de la Convention, la situation intérieure dela France était mauvaise. L’agriculture, l’industrie et lecommerce étaient presque ruinés; la misère du peuple
était grande. Les financespubliques se trouvaientdans un état déplorable.La Convention avait émispour vingt-neuf milliardsd’assignats, somme horsde proportion avec les biensnationaux. Lorsqu’on sup-prima le cours forcé, leurvaleur tomba encore: unlouis d’or valait 12 000livres en assignats. Lacréation de mandats terri-toriaux n’était qu’un remède provisoire. Finalement leDirectoire remboursa les deux tiers de la dette avec cesmandats qui n’avaient plus aucune valeur. Ce fut labanqueroute des deux tiers.
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Fig . 5i. — Assignat.