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IIISTOIRK OÉNRRAI.K.
CHAPITRE IVLe Directoire.
§ 110. Campagnes d’Allemagne et d’Italie. Traité deCampo-Formio (1797). La France atteint ses « frontièresnaturelles ». — Après la paix de Râle, la France tournatoutes ses forces contre l’Autriche. Deux armées devaientpénétrer dans l’Allemagne du Sud, une troisième enItalie.
La campagne d’Allemagne tourna au désavantage desFrançais. L’archiduc Charles les vainquit et repoussaJourdan ; Moreau ne sauva son armée que par unesavante retraite à travers la Forêt-Noire (octobre 1790).
L’armée d’Italie fut plus heureuse. Bonaparte, géné-ral en chef à 27 ans, vainquit les Autrichiens à Mille -simo et les Piémontais à Mondovi. La Sardaigne dutsigner la paix, et les autres Etats italiens suivirent.
Les Autrichiens, cependant, envoyèrent encorequatre armées contre Bonaparte; il les vainquit succes-sivement à Castiglione (août 1796), à liassano, à Arcoleet à Jliooli, (janvier 1797). La forteresse de Mantouccapitula.
Puis Bonaparte franchit les Alpes et marcha surVienne. L’Autriche effrayée signa les préliminaires depaix à Leohen, puis la paix définitive à Campo-Formio, enVénétie (17 octobre 1797). L’Autriche cédait la Belgiqueà la France et lui reconnaissait la rive gauche du Rhin.La Lombardie 1 était érigée en République cisalpine.L’Autriche recevait, à titre de compensation, Venise etson territoire. Cette ville avait été envahie et pillée parles Français, qui voulaient venger le meurtre de plu-
1 Avec Moilène, Fcrrare, Rologne, la Romagne.