LA REVOLUTION
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un ardent réactionnaire ; il commença par se faire sacrerà Reims avec le cérémonial usité sous l’ancien régime.Villèle ne connut plus de mesure ; il proposa la loi surle sacrilège et une loi sur la presse, que la Chambredes pairs n’osa pas voter. Une indemnité d’un milliardfut accordée aux émigrés qui avaient perdu leurs biens.Les Jésuites rentrèrent en France et cherchèrent às’emparer de l’enseignement. Alors l’opinion publiques’irrita : la jeunesse se pressa plus enthousiaste auxcours des professeurs libéraux, Guizot, Villemain;tout le peuple frémissait aux chansons de Bérangerou s’égayait aux pamphlets de Paul-Louis Courier.Enfin, après les élections de 1828, Villèle démissionna.
Martignac modéré. Polignac ultra-royaliste. — Unetentative de ministère libéral ne dura pas. Char-les X, malgré lui, fit appel à Marlignac, esprit concilia-teur et modéré. Mais celui-ci mécontenta à la fois lesréactionnaires, parce qu’il était trop avancé, et les libé-raux, parce qu’il ne l’était pas assez; il donna sa démis-sion au bout de dix-huit mois.
Un ultra-royaliste, Polignac, devint premier ministre.Les mesures réactionnaires auxquelles il se laissa allerentraînèrent la monarchie à sa perte.
Si cette époque est peu réjouissante au point de vuepolitique, la France, par contre, traversa, de 1815 à1830, une période de prospérité matérielle et intellec-tuelle. Le commerce et l’industrie se développèrent. Lalittérature française brisa les cadres du classicisme, etl’on vit apparaître les premières œuvres des romanti-ques : Lamartine, Victor Hugo, Casimir Delavignc.L’historiographie fut renouvelée par Augustin Thierry,Tliiers, Guizot. Les études philosophiques furent illus-trées par Maine de Biran, Cousin, Royer-Collard.
| 187. La réaction en Allemagne 1 . — En 1813, lesprinces allemands avaient appelé leurs peuples à briser
1 L’Allemagne comprenait encore lit) Etats.