HISTOIRE GENERALE
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dans le peuple ; il s’entoura de fonctionnaires dévouésà ses projets (Saint-Arnaud, Morny). Comme son man-dat expirait en 1852, il demanda à l’Assemblée de revi-ser la Constitution, mais il n’obtint pas la majoriténécessaire. Louis-Napoléon recourut alors à la force etaccomplit le coup d’Etat du 2 décembre 1851. Il pro-nonça la dissolution de l’Assemblée et rédigea une nou-velle Constitution. Celle-ci lui conférait, pour dix ans,le pouvoir absolu. Les principaux membres de l’oppo-sition (Thiers, Changarnier, Lamoricière) furent arrêtés.Des insurrections provoquées par ces actes illégauxfurent noyées dans le sang. Enfin le peuple français, àune grande majorité, sanctionna tout ce qui avait étéfait.
La Constitution de 1851, calquée sur la Constitutionconsulaire, donnait en réalité la dictature à Louis-Napoléon. Il en profita pour se débarrasser de sesadversaires. Des commissions mixtes prononcèrentcontre les opposants la peine de l’exil ou de la dépor-tation. Enfin, le 2 décembre 1852, Napoléon fut pro-clamé Empereur des Français, sous le titre de Napo-léon III. Une troisième votation populaire avait sanc-tionné cette nouvelle transformation politique.
Ainsi la Révolution de 1848 aboutissait, en France, àl’établissement du despotisme.
§ 154. La Révolution est écrasée en Autriche. —Comme en 1830, la Révolution fit le tour de l’Europe,et les antiques monarchies en parurent ébranlées. Mais,comme en 18.30 aussi, l’absolutisme, après une défaiteéphémère, se releva.
La monarchie des Habsbourg ressentit le plus vive-ment la secousse. Des insurrections éclatèrent à Vienne(mars, mai et octobre 1848), à Prague (juin 1848), et enHongrie (avril 1848). Le vieux Metternich déposa le pou-voir. Ferdinand I er dut, à deux reprises, s’enfuirde sa capitale ; finalement, il abdiqua en faveur de son