LA RÉVOLUTION
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neveu François-Joseph (décembre 1848). Le parlementhongrois prononça la déchéance de la maison de Habs-bourg-Lorraine et nomma Kossuth gouverneur du pays(avril 1849).
Mais ce triomphe révolutionnaire fut de peu dedurée. Les troupes impériales reprirent Prague au boutde quelques semaines (juin 1848), Vienne au bout dequelques mois (31 octobre 1848). L’insurrection hon-groise, dirigée par Kossuth, dura plus longtemps et luttad’abord avec des chances favorables. Pour en venir àbout, le jeune Empereur recourut à l’assistance russe.Il alla trouver le tsar à Varsovie, et les deux souverainss’entendirent pour une action commune. 80 000 hom-mes de troupes moscovites passèrent les Carpathes,tandis que l’armée autrichienne (tlaynau) pénétrait enHongrie par l’ouest.
Ainsi pris entre deux feux, les Hongrois (Gorgey)succombèrent. Le gouvernement magyar signa la capi-tulation de Vilagos. Quelques révolutionnaires réussi-rent à s’échapper. Les autres se rendirent à discrétion.Le général autrichien Haynau, qui s’était signalé enItalie par ses cruautés, étouffa la révolte dans le sang.Les principaux chefs furent exécutés. La Constitutionhongroise fut supprimée. Ainsi la monarchie des Habs-bourg tout entière tomba sous le joug du despotisme.
§ 155. La Révolution en Italie. — Les tentatives pour-suivies en Italie pour secouer la domination autri-chienne et pour réaliser l’unité nationale échouèrentégalement.
En mars 1848, un soulèvement éclata à Milan ; lestroupes autrichiennes durent se retirer. A Venise,Manin proclama la République. Le roi de Sardaigne,Charles-Albert, entra en campagne comme défenseurde la liberté italienne. Mais la suite ne répondit pasà ces heureux débuts. Les troupes piémontaises furentbattues à Custozza 1 (juillet 1848), puis à Novare
1 Par te général Radetzki.